Emmanuel Macron dénonce "l'intimidation" derrière les sanctions américaines visant cinq Européens, dont Thierry Breton
Le chef de l'Etat a réagi mercredi aux interdictions de séjour prononcées la veille par les Etats-Unis contre cinq personnalités européennes prônant la régulation du web, parmi lesquelles figure l'ancien membre de la Commission.
Paris et Londres en colère contre l'administration Trump. Les interdictions de séjour prononcées par les Etats-Unis contre cinq personnalités européennes engagées pour la régulation de la tech, dont le Français Thierry Breton, "relèvent de l'intimidation et de la coercition à l'encontre de la souveraineté numérique européenne", a estimé Emmanuel Macron, mercredi 24 décembre. "La France dénonce les décisions de restriction de visa", écrit-il dans un message posté sur X.
Le président français affirme que les Européens continueront à défendre leur "souveraineté numérique" et leur "autonomie réglementaire". "Les règles qui s'appliquent à l'espace numérique de l'Union européenne n'ont pas vocation à être déterminées hors d'Europe", ajoute le chef de l'Etat. Mardi, le département d'Etat américain a annoncé ces sanctions en se disant victime d'un "complexe industriel mondial de censure".
Londres soutient ses deux ressortissants ciblés
Emmanuel Macron a publié un nouveau message sur X, mercredi après-midi, après avoir discuté avec Thierry Breton. "Je l'ai remercié pour le travail considérable accompli au service de l'Europe. Nous ne céderons rien et nous protègerons l'indépendance de l'Europe et la liberté des Européens", a-t-il déclaré.
Le Royaume-Uni a également réagi, se disant "pleinement engagé à défendre le droit à la liberté d'expression". Deux Britanniques font partie des personnalités sanctionnées par Washington : Imran Ahmed, qui dirige le Center for Countering Digital Hate (CCDH) et Clare Melford, à la tête de l'Index de la désinformation. "Si chaque pays a le droit de fixer ses propres règles en matière de visas, nous soutenons les lois et les institutions qui oeuvrent pour préserver Internet des contenus les plus préjudiciables", a affirmé un porte-parole du gouvernement britannique.
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