Manifestations en Iran

L'Iran est secoué par des rassemblements massifs, en fin d'année 2025 et début 2026. Le mouvement de contestation, d'abord contre la vie chère, s'est très vite transformé en manifestations contre le régime et contre le guide suprême Ali Khamenei. Tout commence le 28 décembre 2025, dans le marché d'électronique et de téléphones portables de Téhéran, la capitale. La monnaie locale s'est effondrée, les prix s'envolent. Les commerçants ferment boutique pour protester. Dans les jours qui suivent, le mouvement s'étend et touche même des universités, dans un pays où les manifestations sont interdites. Dès le 30 décembre percent aussi des slogans anti-régime. La machine répressive se met alors en marche avec des forces du régime qui tirent. Mais cela n'arrête pas la contestation, qui se répand. En janvier 2026, des milliers de manifestants continuent d'exprimer quotidiennement leur colère dans les rues en Iran. Malgré l'ampleur de ces rassemblements, il reste difficile de tracer l'évolution de la situation, tant le régime contrôle l'information dans le pays, où les communications par internet ont été coupées le 8 janvier. Selon des ONG et défenseurs des droits humains, la répression menée par la République islamique a fait des centaines, voire des milliers de morts. A l'automne 2022, la mort de Mahsa Amini, étudiante de 22 ans, aux mains de la police des mœurs à Téhéran, avait déjà provoqué un vaste mouvement de révolte à travers l’Iran, avec une mobilisation particulièrement suivie dans les grands centres urbains et les universités, mais réprimée avec violence par les cadres de la République islamique. En soutien au peuple iranien, des manifestations avaient eu lieu à travers le monde et de nombreuses artistes s'étaient coupé les cheveux pour défendre les droits des femmes.