Gouvernement de Sébastien Lecornu

Sébastien Lecornu, qui était ministre des Armées depuis mai 2022, a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron le 9 septembre 2025, en remplacement de François Bayrou, renversé par un vote de confiance défavorable de l'Assemblée nationale. Après presque un mois de consultations et de tractations, il a dévoilé un premier gouvernement le soir du dimanche 5 octobre, reconduisant une grande partie des ministres de l'équipe précédente. Mais les choix de Sébastien Lecornu, notamment le retour de Bruno Le Maire pour lui succéder aux Armées, ont été immédiatement contestés par Les Républicains et leur leader Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur. Alors qu'ils menaçaient de retirer leur soutien au gouvernement, le Premier ministre a remis sa démission, dès le lundi 6 octobre au matin, faisant de son gouvernement le plus éphémère de la Ve République. Mais, le 10 octobre, Emmanuel Macron a reconduit Sébastien Lecornu, qui a dévoilé deux jours plus tard la composition d'un nouveau gouvernement. Bruno Retailleau est remplacé par Laurent Nuñez à l'Intérieur, Catherine Vautrin devient ministre des Armées à la place de Bruno Le Maire, Jean-Pierre Farandou hérite du Travail, Edouard Geffray de l'Education nationale, et Maud Bregeon redevient porte-parole. Des figures sont reconduites, comme Gérald Darmanin comme ministre de la Justice, Jean-Noël Barrot aux Affaires étrangère et, à la Culture, Rachida Dati qui, comme les autres ministres membres des Républicains, a été exclue par le parti. Roland Lescure, nouveau ministre de l'Economie, et Amélie de Montchalin, toujours chargée des Comptes publics, sont en première ligne pour négocier le projet de budget pour 2026, dont l'adoption est le principal objectif du gouvernement. Un sujet au cœur des tractations de Sébastien Lecornu avec le Parti socialiste, dont il a obtenu qu'il ne vote pas la motion de censure présentée à l'Assemblée nationale le 16 octobre. Celle-ci a échoué de 18 voix. En échange, le Premier ministre et son gouvernement ont notamment proposé la suspension jusqu'en 2027 de la réforme des retraites, toujours en débat, comme le reste du budget.