Libération de Boualem Sansal : "J’ai des origines pieds-noirs et je crois être apprécié en Algérie", déclare Laurent Nuñez

Dans une interview à "La Tribune dimanche", le ministre de l'Intérieur défend sa méthode, un "mélange d'écoute et de fermeté", alors que les relations entre Paris et Alger semblent se réchauffer.

Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2min
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez à Paris, le 11 novembre 2025. (BENJAMIN VODANT / HANS LUCAS / AFP)
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez à Paris, le 11 novembre 2025. (BENJAMIN VODANT / HANS LUCAS / AFP)

Quel rôle de Laurent Nuñez dans la libération de Boualem Sansal ? "Ce qui a permis de renouer avec l'Algérie, c'est d'abord notre volonté affichée au sein du gouvernement de rediscuter", estime le ministre de l'Intérieur, dimanche 16 novembre, dans une interview à La Tribune dimanche. Sous le gouvernement précédent, celui de François Bayrou avec Bruno Retailleau à l'Intérieur, la situation s'était tendue, le patron des LR ayant été partisan d'une ligne ferme face à Alger.

"J'ai des origines pieds-noirs et je crois être apprécié en Algérie, pays avec lequel j'ai toujours beaucoup travaillé, que ce soit quand j'étais à la tête de la DGSI [direction générale de la Sécurité intérieure] ou coordinateur du renseignement. Ma nomination y a été plutôt bien reçue", suggère aussi Laurent Nuñez. Dans les colonnes de l'hebdomadaire, il défend sa méthode : "Un mélange d'écoute, de dialogue, mais aussi d'autorité et de fermeté."

Pour l'ancien préfet de police de Paris, l'apaisement est nécessaire entre les deux pays pour plusieurs raisons. "On a besoin que les Algériens reprennent leurs ressortissants en situation irrégulière et qu'ils délivrent des laissez-passer conformément aux termes de l'accord de 1994. Nous avons besoin de rouvrir les canaux de sécurité avec l'Algérie, qui est un acteur majeur dans la lutte antiterroriste notamment." Il confirme qu'un voyage à Alger est en préparation pour le mois de décembre.

Par ailleurs, la France exige toujours la libération du journaliste sportif français Christophe Gleizes, condamné fin juin en première instance à sept ans de prison ferme en Algérie pour "apologie du terrorisme". "Il doit être jugé en appel le 3 décembre et mon souhait le plus fort est qu'il soit, lui aussi, libéré", déclare Laurent Nuñez.