Des robots lanceurs de balles intelligents pour s'entraîner au tennis

Ces robots lance-balles peuvent être programmés pour des passings de fond de court, des liftés ou encore des amortis.

Article rédigé par Anicet Mbida
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2min
Un robot lanceur de balles Tennix. Capture d'écran YouTube. (T-APEX)
Un robot lanceur de balles Tennix. Capture d'écran YouTube. (T-APEX)

Le tournoi de Roland-Garros démarre lundi 19 mai avec les qualifications. Les têtes de séries vont commencer leur entraînement. Bientôt, elles pourront s’exercer contre des robots sur de véritables échanges. Tout cela, grâce à l’arrivée d’une nouvelle génération de robots lance-balles. Les modèles actuels sont plutôt primitifs : ce sont souvent de simples canons que l’on pose à un endroit et qui balancent bêtement des balles à intervalles réguliers. Rien à voir avec un véritable adversaire qui renvoie la balle et fait travailler certains coups en particulier.

Ces nouveaux lance-balles vont davantage se comporter comme des coaches. Ils vont physiquement se déplacer sur le terrain, en fonction de la position du joueur et de la trajectoire de la balle. Puis la renvoyer, comme le ferait un véritable adversaire. Ce ne sont pas des robots humanoïdes avec une raquette. On est plus proche de R2D2 que de C3PO. Il faut imaginer des sortes de cylindres sur roulettes avec un gros réservoir de balles.

Paramétrables selon l'entraînement désiré et le niveau

En fait, ils ne vont pas renvoyer la balle qu’on a lancée. Ils vont simplement en tirer une autre, mais dans le bon timing et du bon endroit sur le terrain. Avantage : ils ne sont pas plus encombrants que les lance-balles classiques. On peut donc facilement les transporter et les ranger dans un coffre de voiture.


On peut les programmer pour des exercices précis parce que cela reste des lanceurs de balle. On peut donc choisir de travailler uniquement le coup droit, le revers ou le service. Ils sont aussi capables de tirer toutes sortes de balles : des passings de fond de court aux liftés en passant par des amortis. Tout est évidemment paramétrable dans une application pour adapter la puissance et la vitesse, selon son niveau.

Deux appareils de cette nouvelle génération viennent d’être lancés. Il s’agit du Tenniix, plutôt petit et léger (il fait moins de 8 kg). Et du AceMate, plus lourd (21 kg), mais qui rattrape les balles dans un filet pour éviter la corvée de ramassage en fin de session. Ils valent entre 1 300 euros et 2 000 euros. Mais les prix devraient baisser. Et surtout, la technologie pourra être adaptée à d’autres sports comme le ping-pong ou le basket. On se sentira moins seuls quand on s’entraîne.