Cantal : huit policiers blessés dans des heurts en marge du Festival des arts de rue d'Aurillac, une enquête ouverte

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Article rédigé par France 2 - H. Babay, R. Leloutre, E. Boulliau, L. Ribes, @RevelateursFTV, A. Canestraro. Édité par l'agence 6Medias
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De violents heurts ont éclaté mercredi soir entre des centaines d'individus à Aurillac, dans le Cantal, et les forces de l'ordre, en marge du Festival des arts de rue. Huit policiers ont été blessés et les devantures de magasins endommagés. La sécurité a été renforcée pour la soirée du jeudi 21 août.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Une scène de guérilla en plein cœur d'Aurillac (Cantal). Des poubelles enflammées, des barrières sur le sol pour former des barricades... Mercredi 20 août au soir, les affrontements ont duré pendant près de 2 heures. Des violences en plein milieu du Festival des arts de rue, dont le premier jour s'achevait.

"Nous étions en train de regarder un spectacle devant l'hôtel du département. Et à 30, 40 mètres de nous, il y a eu des échauffourées, pas mal de lacrymogènes... Donc nous nous sommes déplacés parce que nous avons été gênés par ça, et derrière, nous avons vu pas mal d'émeutes", raconte Pascal Delon, habitué du festival d'Aurillac.

Une enquête ouverte

Tout a commencé après l'arrestation d'un jeune qui taguait la devanture d'une banque. Un groupe d'une vingtaine de personnes, la plupart masquées, s'est alors jeté sur les policiers. Plusieurs centaines d'émeutiers les ont rejoints. Huit policiers sont blessés. Pour les autorités, la volonté d'en découdre avec les forces de l'ordre ne fait aucun doute : "Ce n'est pas normal d'utiliser ce festival comme support de revendications politiques radicales inadmissibles", a fustigé Pierre Mathonier, maire (DVG) d'Aurillac.

Jeudi matin, la ville portait encore les traces des violences de la nuit. Le festival a repris, mais les habitants redoutent que les émeutes reprennent. "Là, il y a vraiment une tension et une grosse angoisse que ça recommence. Ce soir, nous ne savons pas du tout comment va se passer le festival", explique Marie-Josée Ortigues, conseillère municipale d'opposition à Aurillac.

La sécurité a donc été renforcée. Une enquête est en cours.