"C'est une honte" : un lycée saccagé en marge de la mobilisation, près de 200 000 euros de dégâts

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Article rédigé par France 2 - B.Six, G.Bonnassie, N.Titonel - Édité par l'agence 6Medias
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Plusieurs salles de classe ont été saccagées au lycée Les Iris à Lormont, près de Bordeaux. Au lendemain des violences, les dégâts sont estimés à près de 200 000 euros et l'établissement est temporairement fermé. Les habitants et les élèves condamnent ces actes, éloignés des revendications de la mobilisation lycéenne.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Vendredi 9 octobre au matin, les grilles du lycée Les Iris à Lormont (Nouvelle-Aquitaine) sont restées fermées par mesure de sécurité. L'établissement porte encore les traces des violences de la veille. Dans le quartier, les habitants sont consternés. "C'est une honte, je ne comprends pas les gamins qui font ça, c'est un scandale", s'indigne un homme. "C'est dommage, parce que l'école était propre, elle était neuve, ils sont venus voler, ils ne sont pas venus faire des manifs", regrette un autre.

Hier, vers 11 heures, un groupe de jeunes s'introduit dans l'établissement. Ils se filment en train de saccager plusieurs classes avec ce qu'ils ont sous la main comme un vélo ou un extincteur. Les dégâts sont considérables : près de 200 000 euros. Cinq classes et l'intégralité des locaux de graphisme de bac pro sont détruits. Un lycéen déplore le pillage des casseurs : "Ce n’est souvent pas des personnes de cet établissement qui cassent. Ça décrédibilise un peu le message qu'on passe, les problèmes qu'il y a vraiment et que nous, on veut réparer quelque chose alors qu'eux, ils cassent."

Une enquête ouverte, le collège espère rouvrir la semaine prochaine

C'est la deuxième fois que la situation dégénère, comme en atteste une vidéo tournée il y a dix jours. Le blocage des lycéens tourne à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Une maman vit désormais dans la peur : "On ne marche pas dans le quartier, on fait attention, parce qu'on ne sait pas ce qu'ils sont capables de faire quand ils sont en groupe, surexcités, sait-on jamais quoi."

Des habitants qui font la différence entre lycéens en colère et fauteurs de troubles. "Je défends ce qu'ils défendent les étudiants, c'est vrai qu'ils manquent de personnel, mais là c'est pas des étudiants, j'appelle ça des voyous", affirme l'un d'entre eux. Une enquête a été ouverte. Le lycée espère rouvrir ses portes lundi 12 octobre.

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