Les associations anti-sida déplorent l'absence d'une campagne de prévention cette année

Le ministère de la Santé a démenti toute annulation, mais a dit ne plus mettre cette campagne dans les "priorités" de sa communication, réorganisée.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des militants brandissent des pancartes lors d'une manifestation organisée pour dénoncer le manque de moyens consacrés à la lutte contre le sida en France, à Paris, le 29 avril 2025. (BASTIEN ANDRE / HANS LUCAS / AFP)
Des militants brandissent des pancartes lors d'une manifestation organisée pour dénoncer le manque de moyens consacrés à la lutte contre le sida en France, à Paris, le 29 avril 2025. (BASTIEN ANDRE / HANS LUCAS / AFP)

"Le VIH n'a pas disparu." Des organisations anti-sida se sont inquiétées, mardi 22 septembre, de l'absence cette année d'une campagne de prévention de Santé publique France. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, l'agence sanitaire déploie traditionnellement une campagne sur le VIH, mais "en 2026, cette campagne est annulée", affirme un collectif d'organisations dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, et au directeur général de l'agence sanitaire, demandant de "revenir" sur cette décision.

Pour ces associations (Act Up, Aides, Sidaction...) et structures (comités de santé sexuelle, Société française de lutte contre le sida...), cela "envoie un signal particulièrement inquiétant sur le niveau réel d'engagement de l'Etat dans la lutte contre le VIH", alors que la France s'est fixé l'objectif d'éliminer sa transmission à l'horizon 2030. "Fin août, l'information d'une annulation de cette campagne a commencé à circuler, et les acteurs de la lutte contre le VIH ont eu, depuis, la confirmation par Santé publique France de cette décision, liée à des coupes budgétaires gouvernementales", a déclaré Anaïs Saint-Gal, responsable du plaidoyer de Sidaction.

Le ministère de la Santé dément toute annulation

Récusant toute "annulation" car "la campagne n'avait pas été produite", le directeur général de la Santé, Grégory Emery, a plaidé que le gouvernement avait "été amené à établir des priorités dans les campagnes demandées à Santé publique France, et celle-ci n'a pas figuré parmi les priorités". Sur le VIH, "on a une politique publique très complète -récemment la stratégie 2026-2030 de santé sexuelle-, on sait animer les réseaux territoriaux (ARS, professionnels de santé) et on a des outils digitaux pour être aussi efficaces qu'une campagne nationale", a-t-il dit. "Contexte budgétaire contraint ou pas, c'est important que la communication de l'Etat soit plus lisible pour les citoyens, mieux organisée", et "une campagne télévisuelle aujourd'hui n'est plus impactante", a encore défendu Grégory Emery.

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