Le bureau individuel fermé préféré à l'open space par une majorité de Français
Selon une étude de l'observatoire Actinéo, parue ce mardi 2 avril, l'open space ne progresse pas en France. Près de 65% des Français lui préfèrent le bureau individuel fermé.
C'était la grande révolution de la deuxième moitié du XXe siècle. On allait tous travailler en open space, comme aux États-Unis. Au début du XXIe, les chiffres ne donnent pas raison à cette prédiction. C'est ce que révèle la toute dernière étude de l'observatoire Actinéo, qui photographie la vie au bureau tous les deux ans. "L'open space ne se développe pas trop, explique Odile Duchenne, la directrice générale d'Actinéo. Quand on compare notre enquête de 2019 à celle de 2017, on n'a pas de progression forte. L'open space reste minoritaire. L'organisation majoritaire, à 65%, reste l'espace fermé."
En 2019, seuls 34% des salariés français travaillent dans un open space, entendez par là un espace ouvert qui réunit plus de dix personnes. Cet open space a tendance à changer ces dernières années. Les entreprises, qui n'ont plus les moyens d'offrir à chacun un bureau individuel fermé, ont compris qu'il fallait faire passer la pilule en offrant des "espaces de retrait", selon Odile Duchenne. "Les Français ne sont pas contre travailler en open space, à condition qu'ils aient à disposition, à côté, une petite salle de réunion. Qu'ils aient la possibilité de s'isoler dans une bulle de confidentialité."
Un bureau rien qu'à soi, une préférence française (et allemande)
Même en y mettant les formes, même amélioré, l'open space reste un deuxième choix. "Quand demande aux salariés de quoi ils rêvent, ils nous répondent un bureau individuel fermé, raconte la directrice générale d'Actinéo. C'est un peu comme en Allemagne d'ailleurs. L'Allemagne et la France sont les deux pays qui font le plus de résistance et qui aiment le bureau individuel fermé, contrairement à l'Angleterre et aux pays scandinaves."
Si l'open space ne progresse plus, c'est le nomadisme qui ne cesse de prendre de la place. En deux ans, le fait de travailler parfois en dehors de l'entreprise a gagné cinq points. Il concerne plus d'un salarié sur deux. Le travail occasionnel dans des espaces de coworking est en très forte progression, de même que le télétravail. Comme si tous les moyens de travailler ailleurs qu'au bureau étaient bons à prendre.
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