Le Hamas affirme qu'un accord sur son désarmement a été trouvé, vers une réelle avancée ?

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JT de 20h du Vendredi 31 juillet 2026 France 2
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Article rédigé par France 2 - C. Verove, A. -F. Lespiaut, L. De Villepin, O. Gharbia, M. Salah - Édité par l'agence 6Medias
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C’est une annonce à prendre avec précaution, mais qui suscite un timide espoir au Proche-Orient. Le Hamas affirme qu’un accord sur son désarmement a été trouvé. Donald Trump parle d’une "étape cruciale" dans son plan de paix. Que penser de ces déclarations ? Peut-on y voir une réelle avancée ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Après deux ans et demi de guerre, Gaza est aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle ère, à en croire le président américain. Le Hamas est prêt à déposer les armes si l’armée israélienne se retire de l’enclave, annonce triomphalement Donald Trump : "La plupart des gens pensaient que c’était un accord impossible."

Le Hamas désarmé. La gouvernance de l’enclave confiée à une organisation de technocrates palestiniens. Les sites de production militaire seront aussi neutralisés selon la feuille de route prévue par le Conseil de paix créé par Washington en début d’année. Elle amorce la deuxième phase du cessez-le-feu attendu depuis des mois.

Vers le retrait des troupes israéliennes à Gaza ?

Mais dans l’enclave, cet accord est accueilli aujourd’hui avec beaucoup de réserves. "Après deux ans et demi de guerre, on est forcément pessimiste. Mais j’espère quand même que ça nous conduira à la paix", partage un habitant. "Ils parlent de désarmement, mais on n’a aucune confiance dans ces accords. Dans le même temps, l’armée israélienne avance dans Gaza et continue à tuer et à bombarder", assure une autre.

C’est le point d’achoppement. Le Hamas se dit prêt à s’exécuter seulement si l’armée israélienne se retire de l’enclave, comme prévu par Washington. C’est inacceptable pour une partie du gouvernement israélien, comme pour les habitants que nous rencontrons à Jérusalem. "Après ce qu’ils nous ont fait le 7 octobre, notre armée ne peut pas quitter Gaza", lance une femme. "Même s’ils rendent les armes, ils n’en rendront qu’une partie. Et puis de toute façon, ils n’abandonneront jamais leur idéologie", déclare un autre.

Israël, comme le Hamas, attend que l’autre partie fasse le premier pas. L’étape colossale vers la paix annoncée vendredi 31 juillet par Donald Trump n’est donc pas encore tout à fait franchie.

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