Loi "sécurité globale" : l'AFP demande une enquête après des violences contre un photographe syrien
Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé des violences policières "inacceptables".
Ce qu'il faut savoir
Les manifestations contre la proposition de loi "sécurité globale" ne se sont pas passées sans heurts. Dimanche 29 novembre, l'Agence France-Presse (AFP) a réclamé une enquête de police après que l'un de ses collaborateurs, le photographe syrien Ameer al-Halbi, a été blessé à Paris. Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé des violences policières "inacceptables". Suivez les retombées de cette mobilisation contre ce texte et contre les violences policières dans notre direct.
• Une soixantaine de policiers et gendarmes blessés. Selon le ministère de l'Intérieur, les violences survenues lors des manifestations samedi ont fait 62 blessés parmi les forces de l'ordre, dont 23 à Paris. Les autorités font état de 81 interpellations, dont 46 dans la capitale.
• Deux manifestants saisissent l'IGPN. Selon les autorités, deux personnes blessées lors de rassemblements en province ont fait un signalement auprès de l'Inspection générale de la police nationale.
• "Evidemment qu'il faut revoir notre copie." Voilà ce qu'a déclaré dimanche Yaël Braun-Pivet, présidente LREM de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, dans l'émission "Questions politiques" sur France Inter et franceinfo, à propos de l'article 24 de la proposition de loi "sécurité globale" qui encadre la diffusion d'images de forces de l'ordre.