Condamnation réduite de Marine Le Pen en appel : toujours éligible, sera-t-elle candidate à l'élection présidentielle ?

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JT de 20h du Mardi 07 juillet 2026 France 2
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Article rédigé par France 2 - M. Boissin, C. Motte, M. Baumer, M. Khiat, D. Boéri, M. Mezerai, N.Schulz, J. Ababsa, J. Pelletier, G. Marque, L. Beneyton. Édité par l'agence 6Medias
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 Marine Le Pen a été condamnée, mardi 7 juillet, à trois ans de prison dont un an ferme, sous bracelet électronique pour détournements de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Ce qui ne l’empêche juridiquement pas de se présenter à la présidentielle. Que va-t-elle décider ? Retour sur une journée décisive. 

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Marine Le Pen, impassible et visage fermé, ne laisse rien transparaître, condamnée en appel pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants au Parlement européen, mardi 7 juillet. À 13h50, c'est le début d'une intense réflexion : tout vient de basculer. La peine, prononcée par la cour d'appel, est moins lourde qu'en première instance : trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique. Une peine d'inéligibilité réduite, déjà effectuée selon la justice. "Nous notons une inflexion considérable sur les peines, notamment sur la peine d'inéligibilité", a réagi Me Rodolphe Bosselut, l’avocat de Marine Le Pen, qui se dit "partiellement" satisfait du résultat, saluant "un bon début".

Marine Le Pen peut en théorie se présenter à l'élection présidentielle en 2027

Marine Le Pen peut donc en théorie se présenter à l'élection présidentielle en 2027. Un scénario surprise dans la salle d'audience. Quelques instants auparavant, la garde rapprochée forme alors un cercle autour de la chef de file du RN. "Ce qui était assez frappant dans la salle, c'est le silence qu'il y a eu pendant l'énoncé de la peine. Mais le silence aussi après, comme s'il y avait un peu un temps de latence, comme si chacun devait analyser vraiment cette décision et comprendre ce que ça veut dire", commente Caroline Motte, journaliste politique spécialiste du Rassemblement national.

Sans délai, Marine Le Pen ressort du palais de justice à 14h20. Durant 20 minutes d'embouteillage sur les quais de Seine, un seul sujet de discussion : doit-elle se présenter avec un bracelet électronique, elle qui refusait catégoriquement jusque-là cette idée ? "S'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, ce ne sera pas possible", déclarait-elle en effet le 1er juillet.

Un tête-à-tête avec Jordan Bardella

Au quartier général du RN à 14h40, c'est l'effervescence, avec une réunion stratégique autour de Marine Le Pen. Ses proches arrivent tout sourire devant les caméras. L'un d'eux confie : "Je reprends espoir, alors qu'hier j'étais au fond du trou."

Un tête-à-tête a d'abord eu lieu avec Jordan Bardella, suivi de discussions dans les étages, qui vont durer plusieurs heures avec plus d'une dizaine de personnes, conseillers juridiques et députés. La discrétion absolue est demandée. "Je ne vous dirai rien, je veux que vous continuiez, je ne dirai rien jusqu'à 20 heures", a lancé Louis Aliot, le vice-président du RN. Un suspense et un choix politique historique pour Marine Le Pen, qui doit annoncer sa décision dans la soirée.

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