Midterms 2026 : un raz-de-marée démocrate déferle sur les États-Unis

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Article rédigé par France 2 - F. Genauzeau, L. Soudre, M. Zambrano, C. Guimier, C. Rouaud, K. Sullivan Den Bergh. Édité par l'agence 6Medias
France Télévisions

La défaite est cinglante pour Donald Trump, à qui les Américains ont retiré la majorité dans les deux chambres du congrès, mercredi 4 novembre. À mi-mandat, le président voit donc son pouvoir sérieusement fragilisé. Face à lui, les démocrates ont remporté des États jusqu’alors imprenables et font émerger de nouveaux visages.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


C'est une scène qui, dans la soirée du mardi 3 novembre, s'est répétée encore et encore aux États-Unis : du Texas au Michigan, de la Caroline du Sud à Washington, des partisans démocrates euphoriques devant les résultats qui s'affichent. La fierté, les sourires retrouvés et la satisfaction d'une revanche longtemps attendue. "C'est tellement énorme, c'est l'histoire qui s'écrit et je suis contente de vivre ça", s'émeut une femme. "Nous avons un fou à la Maison-Blanche, il faut l'arrêter", lance une autre.

Donald Trump perd les deux chambres du Congrès

Sur les chaînes de télévision, les commentateurs évoquent un "blue-nami", une vague bleue, la couleur des démocrates, qui déferle sur le pays. Donald Trump perd donc les deux chambres du Congrès : la Chambre des représentants d'abord, où les démocrates disposeront d'une majorité confortable. Même chose de l'autre côté du Capitole, au Sénat, où des sièges tenus par les Républicains basculent dans le camp opposé, y compris dans des États considérés comme très conservateurs.

Au Texas, bastion de Donald Trump, le premier sénateur démocrate a été élu depuis 38 ans. Au Kansas, c'est le premier depuis près d'un siècle. Et dans le Michigan, un sénateur musulman a été choisi, une première dans l'histoire du pays. Sur place, dans ce QG républicain, les supporteurs de Donald Trump sont sonnés et se questionnent. "Quand vous faites campagne sur l'immigration, il faut aller jusqu'au bout, au lieu de se mêler des affaires du Moyen-Orient. Les guerres là-bas, on n'en peut plus. On le sait depuis 2001", lance un militant depuis Detroit, dans le Michigan.

"Nous avons perdu à cause de la guerre", déplore JD Vance

La guerre en Iran, l'inflation et les accusations de corruption au sein du gouvernement ont poussé les Américains à sanctionner Donald Trump. Pourtant, mardi soir, le président a rejeté d'abord la faute sur ses candidats : "Si mon nom avait été sur les bulletins, nous aurions gagné de façon écrasante." Pourtant, son vice-président en personne l'a renvoyé à ses responsabilités, écrivant sur X : "Nous avons perdu à cause de la guerre."

Dans la matinée de mercredi, pour sa première apparition publique, le président a d'abord commenté longuement la salle de bal qu'il fait construire à la Maison-Blanche, avant d'évoquer sa défaite. "La guerre en Iran, c'est vrai que ça a joué. S'il le fallait, je referais la même chose", a-t-il martelé. "À l'issue de ces midterms, c'est déjà la présidentielle de 2028 qui se joue. Côté républicain une guerre de succession va s'ouvrir, pendant que les démocrates tenteront de prolonger cet élan en choisissant le candidat capable de les ramener à la Maison-Blanche", précise Franck Genauzeau, de France Télévisions Washington.

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