Soutien à l’Ukraine : l'ambassadrice italienne en France convoquée au Quai d'Orsay après des propos "inacceptables" de Matteo Salvini contre Emmanuel Macron
Le vice-Premier ministre italien a vivement critiqué le président français, alors que ce dernier envisage d'envoyer des troupes européennes en renfort.
L'ambassadrice d'Italie en France, Emanuela D'Alessandro, a été convoquée jeudi 21 août au ministère des Affaires étrangères à Paris, après des propos "inacceptables" du numéro deux du gouvernement italien, Matteo Salvini, à l'encontre d'Emmanuel Macron. C'est ce qu'ont appris vendredi 22 août France Inter et la rédaction internationale de Radio France de sources concordantes.
Ces derniers jours, Matteo Salvini, vice-Premier ministre italien, a tenu des propos virulents à l'encontre d'Emmanuel Macron, principalement en lien avec la position du président français sur le soutien à l'Ukraine et la défense européenne. Mercredi 20 août, lors d'un discours, il a vivement critiqué le président français pour son soutien à l'idée d'envoyer des troupes en Ukraine. "Des soldats italiens en Ukraine ? Absolument pas. Si Emmanuel Macron le veut, qu'il y aille lui-même. Mets un casque, prends un fusil et vas-y toi-même en Ukraine".
Des propos "à l'encontre du climat de confiance" entre la France et l'Italie
Selon une source diplomatique, jointe par France Inter, lors de cette convocation de l'ambassadrice italienne au Quai d'Orsay, "il lui a été rappelé que ces propos allaient à l'encontre du climat de confiance et de la relation historique entre nos deux pays". Selon cette source, ces mêmes propos mettent à mal les "récents développements bilatéraux, qui ont mis en évidence des convergences fortes entre les deux pays, notamment s'agissant du soutien sans faille à l'Ukraine".
Contactés par la rédaction internationale de Radio France vendredi, ni la diplomatie italienne, ni les services de la présidente du Conseil des ministres d'Italie, Giorgia Meloni, n'ont souhaité réagir. Ce n'est pas la première fois que Matteo Salvini, proche de Marine Le Pen, s'en prend verbalement à Emmanuel Macron pour son soutien à l'Ukraine. Le 7 mars 2025, lors d'un déplacement à Milan, il avait traité le président français de "fou", l'accusant de pousser l'Europe à la guerre avec la Russie.
À regarder
-
La vitesse au coeur des contrôles
-
Normandie, Somme : la mer envahit les rues
-
Dons : il est désormais obligatoire de les déclarer en ligne
-
Qu'est-ce qui fait le succès des webtoons ?
-
Sébastien Loeb et le Dakar, une histoire contrastée
-
Pickleball : le sport de ball qui monte
-
La famille d'un grand brûlé de Crans-Montana témoigne
-
Vents à 200 km/h : la Manche frappée de plein fouet
-
Un appel "à la prudence" après les soupçons d'ingérence américaine sur le procès Le Pen
-
Billets de train : quand Ouigo est plus cher que le TGV
-
Ce que risquent les gérants du bar de Crans-Montana
-
"Vivons intensément" : l'hommage de la jeunesse aux victimes de Crans-Montana
-
Boîtes de nuit, bars : comment sont-ils contrôlés en France ?
-
Des robots humanoïdes sur le ring à New York
-
Le maire de Kiev appelle les habitants à quitter "provisoirement" la ville
-
Les excuses publiques de Jessica Moretti, cogérante du bar de Crans-Montana
-
A 12 ans, il veut tout lâcher pour Fortnite
-
Son turban refusé au lycée
-
Discothèques : la fin des feux de Bengale
-
VIDEO. "Au Venezuela, une lueur d'espoir perce un ciel en lambeaux !"
-
Les dégâts de la tempête Goretti en Seine-Maritime
-
CAN 2025 : Cameroun-Maroc, le match de la peur pour le pays hôte
-
Boxe : les robots vont-ils gagner le match ?
-
Pourquoi cette police divise aux Etats-Unis
-
Se remettre au sport en 2026, est-ce toujours une bonne idée ?
-
"Le Constellation" : un couple au cœur de l'enquête
-
Thialf, la patinoire des Pays-Bas qui pourrait accueillir les épreuves de patinage de vitesse des JO des Alpes en 2030
-
Scandale aux États-Unis : un agent de ICE abat une femme
-
Avec des manifestants anti-Trump en Colombie
-
Agriculteurs en colère : Emmanuel Macron dit non au Mercosur
Commentaires
Connectez-vous ou créez votre espace franceinfo pour commenter.
Pas encore de compte ? S'inscrire