La Tunisie démantèle des camps de migrants originaires d'Afrique subsaharienne

Les camps, installés au milieu d'oliveraies dans les régions d'El Amra et Jebeniana, dans l'est du pays, suscitaient un fort mécontentement chez les habitants des villages environnants.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un migrant prépare un repas dans le camp de Jebeniana, en Tunisie, le 24 avril 2024. (FETHI BELAID / AFP)
Un migrant prépare un repas dans le camp de Jebeniana, en Tunisie, le 24 avril 2024. (FETHI BELAID / AFP)

La Tunisie a démantelé, vendredi 4 avril, des camps de fortune où vivaient des milliers de migrants venus d'Afrique subsaharienne, après une virulente campagne sur les réseaux sociaux qui réclamait le départ de ces personnes en situation irrégulière. Installés au milieu d'oliveraies dans les régions d'El Amra et Jebeniana, dans le centre-est du pays, ils suscitaient un fort mécontentement chez les habitants des villages environnants.

Depuis jeudi, environ 4 000 personnes ont notamment dû quitter le camp dit du "kilomètre 24", l'un des plus grands d'El Amara, selon Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la garde nationale. Vendredi soir, on pouvait distinguer dans l'obscurité des paires de chaussures, des restes de nourriture ou un baluchon d'effets personnels aux côtés de tas d'objets et de matelas brûlés.

Une partie des migrants "dispersée dans la nature"

D'autres camps informels ont été évacués dans la même zone et les opérations se poursuivront sur les jours à venir, a précisé le porte-parole de la garde nationale. Selon ce dernier, des personnes vulnérables et des femmes enceintes ont été prises en charge par les autorités sanitaires.

En tout, une vingtaine de milliers de migrants vivaient dans cette zone, répartis en plusieurs camps informels, a affirmé Houcem Eddine Jebabli. Interrogé sur le sort du reste de ces personnes, il a déclaré qu'une partie s'était "dispersée dans la nature". D'après lui, de nombreuses personnes ont émis le souhait d'un retour volontaire dans leur pays.