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Nouvelle-Calédonie : "La situation se normalise, l'ordre est en train d'être rétabli", assure la ministre des Outre-mer

La ministre déléguée chargée des Outre-mer, Marie Guévenoux, affirme que la situation en Nouvelle-Calédonie est en passe de revenir à la normale. Et elle défend le projet de loi prévoyant le dégel partiel du corps électoral sur place.

Article rédigé par franceinfo
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La ministre déléguée des Outre-mer Marie Guévenoux à Paris le 14 février 2024 (FRED DUGIT / MAXPPP)
La ministre déléguée des Outre-mer Marie Guévenoux à Paris le 14 février 2024 (FRED DUGIT / MAXPPP)

"La situation se normalise, elle se calme, l'ordre est en train d'être rétabli", assure vendredi 31 mai la ministre des Outre-mer, Marie Guévenoux, invitée de franceinfo, alors que la Nouvelle-Calédonie s'est embrasée le 13 mai, après le vote par l'Assemblée nationale de la loi permettant le dégel du corps électoral.

"Je veux adresser mon soutien aux Nouméens et à l'ensemble des habitants de l'agglomération de Nouméa qui vivent un quotidien extrêmement difficile depuis maintenant de nombreux jours", déclare la ministre, qui assure que "la situation s'est factuellement améliorée" depuis plusieurs jours. Le cas du quartier de Rivière-salée est notamment évoqué, avec "26 barrages qui ont été libérés cette nuit, des douzaines d'interpellations qui ont eu lieu". En conséquence, Marie Guévenoux affirme que "la situation se normalise, se calme, l'ordre est en train d'être rétabli". "Aujourd'hui, le rétablissement du calme est le fait des forces de l'ordre", souligne la ministre, qui espère que "les différentes forces, et en particulier les indépendantistes, appellent au calme et au retour à l'ordre public".

Dégel du corps électoral : un projet équilibré, selon la ministre

Sur le fond, la ministre défend le projet de loi constitutionnelle du gouvernement, qui vise au dégel d'une partie du corps électoral. "Je ne crois pas qu'on puisse exclure des électeurs du fait de leur origine, et je n'adhère pas à cette vision de la société", soutient-elle. "Il y avait un équilibre à trouver. Si on devait strictement permettre à l'ensemble des électeurs qui sont en droit de le faire de pouvoir s'exprimer, ce serait plus de 40 000 personnes qui seraient appelées aux urnes. L'accord qui avait été dessiné, c'est bien un accord de consensus puisqu'on parlait de 25 000 électeurs" en plus dans le corps électoral calédonien.