Six personnes interpellées après l'attaque à l'explosif d'une agence bancaire de La Poste à Roubaix, "aucun préjudice financier" selon l'entreprise

Plusieurs malfaiteurs avaient fait exploser à la dynamite un dépôt de fonds bancaire mercredi, sans faire de blessés, avant de prendre la fuite. Le sac qu'ils ont emporté ne contenait pas d'argent, selon La Poste.

Article rédigé par franceinfo
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Une policière effectue des prélèvements après le braquage spectaculaire survenu en plein centre de Roubaix (Nord), le 12 novembre 2025. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)
Une policière effectue des prélèvements après le braquage spectaculaire survenu en plein centre de Roubaix (Nord), le 12 novembre 2025. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

L'enquête avance au lendemain du braquage spectaculaire d'une agence bancaire de La Poste en plein centre de Roubaix (Nord). Le parquet de Lille a annoncé, jeudi 13 novembre, l'interpellation de six personnes. Elles sont "susceptibles d’être mises en cause pour les faits de 'vol en bande organisée', 'association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime' et 'destruction de biens par moyens explosifs en bande organisée'", précise-t-il, ajoutant que "des perquisitions positives ont été réalisées la nuit dernière".

La Poste affirme qu'elle n'a subi "aucun préjudice financier" : le sac dont se sont emparé les auteurs du braquage, visible sur des images prises par un témoin de la scène, ne contenait pas d'argent, mais simplement... d'autres sacs vides, a précisé une porte-parole du groupe dans les Hauts-de-France.

Des images montrent un homme cagoulé, capuche sur la tête et vêtu d'un gilet jaune, se diriger vers les distributeurs de billets, aidé de deux autres hommes, cagoulés eux aussi, puis poser une charge explosive avec de l'adhésif sur un des coffres dans lesquels les convoyeurs déposent les fonds. La détonation, vers 8h30, a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde, et mais a causé d'importants dégâts sur la façade de l'établissement et brisé des vitrines alentour.

Christophe Lesne, un témoin de la scène, explique à l'AFP avoir pris les trois personnes pour "des techniciens", car ils portaient des gilets fluorescents et étaient en train de "bricoler", et avoir pensé "qu'ils allumaient un chalumeau". Après l'explosion, il les a vus repartir "avec un sac ou deux (...) en voiture".