La fédération des stations-service indépendantes a saisi l'Autorité de la concurrence contre le plafonnement des prix du carburant mis en place par TotalEnergies

La saisine effectuée par la FFC3 a eu lieu aux motifs "d'abus de position dominante et concurrence déloyale".

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 1min
Un automobiliste fait le plein de gazole dans une station-service de Tinténiac, dans l'ouest de la France, le 9 mars 2026. (DAMIEN MEYER / AFP)
Un automobiliste fait le plein de gazole dans une station-service de Tinténiac, dans l'ouest de la France, le 9 mars 2026. (DAMIEN MEYER / AFP)

Comme elle l'avait annoncé en début de semaine à franceinfo, la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FFC3), a saisi l'Autorité de la concurrence jeudi 16 juillet, a appris France Inter auprès de la fédération. La FFC3 précise que cette saisine a lieu pour les motifs suivants : "Abus de position dominante et concurrence déloyale".

Le but de cette saisine est de protester contre le plafonnement des prix à la pompe mis en place par TotalEnergies. La fédération, qui représente un millier de stations-service indépendantes, estime qu'il s'agit d'une distorsion de concurrence. Au mois de mai, elle avait déjà exprimé son mécontentement face à la stratégie de TotalEnergies.

Une vente de carburant à perte ?

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, TotalEnergies met en place des plafonnements des prix des carburants, face à la hausse des prix du pétrole. Un dispositif aux conséquences désastreuses pour les petites stations, délaissées par les clients, expliquait mardi à franceinfo Frédéric Plan, conseiller national de la FF3C.

Toujours selon Frédéric Plan, cette plainte vise à déterminer si TotalEnergies a pu se permettre de vendre ce carburant à perte grâce aux bénéfices engrangés par ses activités de production, de négoce ou de raffinage de pétrole, parce que pour les stations indépendantes, il était impossible de s'aligner.

En juin dernier, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, avait chiffré à 200 millions d'euros le coût, pour son groupe, du plafonnement des prix en station, qui est toujours en vigueur au mois de juillet dans près d'un tiers du réseau Total, soit 1 200 stations-service en zone rurale.

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