La justice française rejette un deuxième recours de la chroniqueuse russe Xenia Fedorova contre son expulsion

La chroniqueuse pro-Kremlin, habituée des médias de Vincent Bolloré, n'a pas prouvé qu'il y avait urgence à statuer, ont estimé les juges du tribunal administratif de Paris.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1min
La chroniqueuse russe Xenia Fedorova, ex-directrice de la chaîne d'Etat russe RT France, participe à une séance de dédicaces au Salon du livre à Paris, le 12 avril 2025. (XAVIER GALIANA / AFP)
La chroniqueuse russe Xenia Fedorova, ex-directrice de la chaîne d'Etat russe RT France, participe à une séance de dédicaces au Salon du livre à Paris, le 12 avril 2025. (XAVIER GALIANA / AFP)

Quand c'est non, c'est non. Le tribunal administratif de Paris a rejeté un deuxième recours formulé par la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova contre l'arrêté d'expulsion qui la vise, selon un communiqué publié vendredi 14 août.

Après le premier échec de son référé-liberté, l'ex-présidente de la chaîne d'Etat russe RT France entre 2017 et 2022, qui se trouve actuellement à l'étranger, avait formulé un référé-suspension. Celui-ci "permet d'obtenir la suspension de l'exécution d'une décision à la double condition que le demandeur se trouve dans une situation d'urgence et qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de cette décision", explique le tribunal administratif. Or, les juges des référés saisis, sans se prononcer sur la légalité de l'arrêté d'expulsion, ont estimé que la condition d'urgence n'était "pas remplie", car Xenia Fedorova a déjà quitté la France.

La chroniqueuse habituée des médias de Vincent Bolloré (CNews, Europe 1 et l'hebdomadaire Le JDNews) n'a pas non plus prouvé que "l'impossibilité de revenir en France emportait pour elle des conséquences importantes sur sa vie personnelle, familiale et professionnelle", ajoutent les juges. Le tribunal "reste saisi d'un recours au fond présenté simultanément" par Xenia Fedorova, "qui sera jugé ultérieurement", conclut le texte. "Je ne puis qu'être déçu par cette décision", a commenté son avocat, Emmanuel Piwnica, auprès de l'AFP. La chroniqueuse n'a pas fait de référé-suspension concernant le gel de ses avoirs, son avocat expliquant à l'AFP avoir demandé au préfet "un déblocage partiel, pour faire face aux dépenses de la vie courante".

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