Les entreprises sous la pression des salariés pour obtenir un meilleur partage des bénéfices

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JT de 20h du Jeudi 25 juin 2026 France 2
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Article rédigé par France 2 - A.Guin, S.Gaudin, B.Laigle, A.Burla, P.Ngankam - Édité par l'agence 6Medias
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En France, les salariés demandent à leur direction un meilleur partage des richesses. "L'enquête du 20h" est allée à la rencontre de ces entreprises qui jouent le jeu lorsqu'elles font des profits.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Pour la première fois depuis qu'il est embauché, Nicolas Moulin, 21 ans, ne part pas au travail pour prendre son poste. Il rejoint ses collègues grévistes. Leur combat : une meilleure rémunération. "Je trouve qu'il n'y a pas une assez grande évolution dans les salaires au vu du travail fourni", estime-t-il. Il est chaudronnier à côté de Saint-Étienne depuis quatre ans et gagne 1 800 euros net par mois.

Aujourd'hui, avec le coût de la vie qui augmente, il dit avoir du mal à épargner. "Le fait de pouvoir partir en vacances, c'est compliqué. C'est peut-être l'un des seuls plaisirs qu'on a dans l'année et c'est très dur de pouvoir économiser pour faire une petite semaine quelque part", déplore Nicolas Moulin. L'entreprise a proposé une augmentation générale de 2,5 % et une prime de 1 000 euros. Mais c'est insuffisant pour les salariés, au vu des bons résultats de la société. "C'est-à-dire qu'ils vont nous le donner cette année, mais l'année prochaine, on ne l'aura pas en fait. Et du coup, ça sera dépensé, ça sera trop tard. Donc nous, ce qu'on veut, c'est vraiment pérenniser notre salaire", déclare Audrey Pecel, salariée chez Ermont. Après trois jours de grève, ils ont obtenu une prime supplémentaire et ont repris le travail.

Des mouvements de grève partout en France

Les entreprises sont sous pression des salariés pour obtenir un meilleur partage des bénéfices. Des mouvements de grève partout en France, des PME aux grandes entreprises comme Decathlon. La société a réalisé plus de 900 millions d'euros de bénéfices l'an dernier. Après la grève, la direction a annoncé le versement de 2 000 euros en actions. Trop peu pour cet élu du personnel. "Pour moi, c'est vraiment un coup de com'. Les 2 000 euros, on n'a pas plus de précision dessus. Ce seront des actions qui seront certainement taxées. Cet argent-là sera palpable uniquement dans trois ans. Les gens, ils ont besoin d'un pouvoir d'achat immédiat", déplore Lisa Marusquine, vendeuse chez décathlon, élue CFDT au CSE.

Et récompenser les équipes en fonction des bénéfices réalisés. Près de Montpellier, cette pépinière de 30 salariés a pris des mesures face à l'inflation qui repart. Louis Roger est paysagiste. Il gagne 2 000 euros net par mois. Il vient de recevoir une prime carburant de 600 euros et l'année dernière, il a touché une prime défiscalisée de 6 000 euros. "J'économise un petit peu pour plus tard acheter une maison à moi en quelques années", explique-t-il. Le mois dernier, il a également été augmenté de 3 % comme la moitié des salariés. Des mesures coûteuses pour l'entreprise, mais nécessaires selon le patron."On a des gens qui ont été formés chez nous, des gens qui restent chez nous, et ça, ça n'a pas de prix. C'est une manière de fidéliser les salariés, mais en premier lieu, c'est une manière de remercier l'engagement de chaque salarié", justifie Géraud Vaillat, président-directeur général de Sarivière. Si les bénéfices de l'entreprise se maintiennent à un niveau équivalent cette année, ils comptent verser à nouveau la prime de 6 000 euros.

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