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Gel des productions et des récoltes après l'incendie de Rouen : les agriculteurs de la Seine-Maritime ne sont "pas rassurés du tout"
Le préfet attend des "mesures complémentaires" afin d'obtenir des "garanties sanitaires".
Les agriculteurs de la Seine-Maritime ne sont "pas rassurés du tout", a réagi samedi 28 septembre soir sur franceinfo Laurence Sellos, présidente de la chambre d'agriculture de la Seine-Maritime, après l'annonce par le préfet de la Seine-Maritime du "gel des productions et des récoltes" en raison de "pluie noire" observée par les habitants après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen. Le préfet attend des "mesures complémentaires" afin d'obtenir des "garanties sanitaires".
"Compte tenu de l'arrêté qui nous est imposé de suspendre toute récolte et de suspendre la livraison de lait, d'œuf, de miel et de poisson d'élevage, on n'est pas rassuré, non, pas du tout", assure Laurence Sellos. Elle souligne que "dès jeudi", la chambre d'agriculture a reçu des appels signalant "qu'il y avait des dépôts sur les cultures".
Des conséquences économiques "graves"
"Nous avons, en lien avec les services de l'État, préconisé de ne pas récolter le maïs, en attente de prélèvements". Ces prélèvements ont été effectués vendredi après-midi. Les résultats seront connus "au plus tôt jeudi". "Par contre, nous n'attendions pas un arrêté qui nous suspende la livraison de produits animaux. Ça a été décidé cet après-midi avec application immédiate", précise Laurence Sellos.
Les conséquences économiques de ce moratoire seront "graves", alerte la présidente de la chambre d'agriculture de la Seine-Maritime. "Sur 112 communes de Seine-Maritime, les laiteries ne peuvent plus collecter le lait, les conditionneurs d'œufs ne peuvent pas venir chercher les œufs, pour une période que nous ne connaissons pas. Nous demandons à avoir des délais par rapport à ces prélèvements et à ces résultats de prélèvements pour infirmer ou confirmer la présence de substances qui seraient polluantes pour nos productions".
Laurence Sellos met en avant "le principe de précaution poussé à l'extrême".
L'État se prémuni contre une éventuelle crise sanitaire de grande ampleur.
Laurence Sellos, présidente de la chambre d'agriculture de la Seine-Maritimeà franceinfo
Mais elle assure que les agriculteurs doivent mesurer que les productions n'ont pas été touchées. "C'est aussi notre responsabilité en tant qu'éleveurs. Malgré tout c'est un préjudice énorme qu'il faudra chiffrer et pour lequel il faudra faire reconnaître les responsabilités".
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