Hausse du taux de chômage : pour le ministre du Travail, ces chiffres ne sont "pas une surprise"

Selon l'Insee, le taux de chômage en France augmente de 0,2 point au deuxième trimestre et s'établit à 8,3%, son plus haut niveau depuis l'automne 2020.

Article rédigé par franceinfo
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Jean-Pierre Farandou sur le plateau du "8h30 franceinfo" le lundi 29 juin 2026 (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)
Jean-Pierre Farandou sur le plateau du "8h30 franceinfo" le lundi 29 juin 2026 (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Pour Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, les chiffres du chômage parus ce vendredi ne sont "pas une surprise". Invité sur franceinfo, le ministre a réagi à la hausse de 0,2 point du taux de chômage au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee, pour atteindre 8,3%, son plus haut niveau depuis l'automne 2020, affecté par la crise du Covid. Dans le détail, le nombre de personnes sans emploi et qui en recherchent un activement a augmenté de 62 000 par rapport au trimestre précédent, s'établissant à 2,7 millions de personnes.

Pour Jean-Pierre Farandou, ce chiffre a plusieurs raisons qui peuvent l'expliquer : "Il y a d'abord cette conjoncture économique qui n'est guère favorable avec la guerre en Iran, le blocage du détroit d'Ormuz, la hausse du pétrole et du gaz." Pour le ministre, tous ces facteurs font que "les entreprises françaises sont un peu dans l'attente". "Ce n'est pas la bonne période pour lancer des projet et pour recruter", poursuit le ministre.

Autre raison, cette fois "un peu technique, mais qui a son importance", la loi pour le plein emploi, affirme le ministre. Cette loi, qui date de décembre 2023, "porte l'ambition d'une amélioration de l'accompagnement des demandeurs d'emploi et des entreprises", peut-on lire sur le site du ministère du Travail. Avec ce texte, "on va chercher maintenant tous les bénéficiaires du RSA, tous les jeunes qui passent des Contrat d'engagement jeune (CEJ) dans les missions locales avec France Travail", explique le ministre. Jean-Pierre Farandou ajoute que, "si ces gens-là trouvent du travail, ça améliore le taux d'emploi, qui est bon, on est à 69% de taux d'emploi. Mais s'ils ne trouvent pas, ça contribue, pour la moitié à peu près, à la dégradation du taux de chômage, donc ce n'est pas une surprise".

"Mettre le paquet sur les jeunes"

Concernant le taux de chômage à 8,3%, le ministre assure que ce chiffre serait plus bas si on comptabilisait différemment : "8,3%, si on enlevait l'effet des bénéficiaires du RSA et des contrats jeunes, on serait à 0,4 de moins, donc à 7,9%, ce n'est donc pas un effet négligeable."

Jean-Pierre Farandou explique enfin que les difficultés d'emploi concernent surtout "les seniors, les 60 ans et plus, et les jeunes". Le ministre assure donc "mettre le paquet sur les jeunes" et indique que "l'année prochaine, les budgets de l'apprentissage et des contrats d'engagement jeune seront maintenus". Il affirme avoir eu "l'assurance du Premier ministre" sur ce point.

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