"Je ne sais pas comment, mais on va y arriver" : malgré les risques de rejet du budget 2026, le gouvernement veut positiver

Face à une situation qui semble bloquée, l'exécutif prépare déjà le service après-vente. Avec, notamment, une loi spéciale pour prolonger le budget 2025.

Article rédigé par Pierrick Bonno
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1min
Sébastine Lecornu lors d'une séance à l'Assemblée nationale à Paris le 19 novembre 2025. (SERGE TENANI / AFP)
Sébastine Lecornu lors d'une séance à l'Assemblée nationale à Paris le 19 novembre 2025. (SERGE TENANI / AFP)

La France sera-t-elle dotée d'un budget 2026 d'ici la fin de l'année ? Les discussions qui durent depuis des semaines au Sénat et à l'Assemblée nationale sont âpres. Les différents partis politiques ne semblent pas trouver de compromis. Pour sortir de l'ornière, si les parlementaires ne parviennent pas à voter les textes budgétaires avant le 31 décembre, le gouvernement a annoncé vouloir présenter une loi spéciale, comme l'an dernier, pour prolonger le budget 2025.

Tout en affirmant que l'objectif du gouvernement était d'arriver à un budget voté, "dans l'hypothèse où nous n'y arriverions pas, pour des raisons tant calendaires que politiques (...) il faudra évidemment que le gouvernement présente au Parlement un projet de loi spéciale", a ainsi indiqué Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement, aux sénateurs, jeudi 20 novembre.

"Le compromis n'est pas encore mûr"

Si les députés comptent rejeter massivement d'ici dimanche la partie recettes du budget de l'Etat, face à un texte a tellement été remanié depuis le début de son examen que plus aucun groupe ne s'y retrouve, le gouvernement prépare donc déjà le service après-vente.

Pourtant, dans l'entourage du Premier ministre, on persiste à croire que la méthode est la bonne. Que les groupes finiront pas s'entendre "sur le plus petit dénominateur commun". "Ce n'est pas choquant que les textes soient rejetés en première lecture, se rassure un membre du gouvernement. Ça montre juste que le compromis n'est pas encore mûr."

Mais comment Sébastien Lecornu compte-t-il réussir dans un mois, ce qui lui échappe aujourd'hui ? "Je ne sais pas, mais on va y arriver", positive un ministre qui parie sur une "très forte pression politique" pour mettre tout le monde d'accord.