"C'est la responsabilité de chacun" : à Carpentras, 120 euros s'ajouteront à l'amende pour ivresse sur la voie publique

Publié Mis à jour
JT de 13h du Jeudi 24 septembre 2026 France 2
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Article rédigé par France 2 - N. Acloque, C. La Rocca, C. Sénéchal, N. Thevenot - Édité par l'agence 6Medias
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Faire payer le transport en cellule de dégrisement aux personnes qui sont ivres, c'est la mesure prise par le maire de Carpentras, dans le Vaucluse. Montant de l'amende supplémentaire : 120 euros, en plus des 150 euros de contravention.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


À Carpentras (Vaucluse), une nouvelle mesure fait réagir dans les rues de la ville, jeudi 24 septembre. À partir du 1er octobre, des frais seront imposés aux personnes arrêtées en état d'ébriété sur la voie publique. Elle couvre le transport vers les cellules de dégrisement ou les hôpitaux. La décision ne fait pas l'unanimité. "Je suis d'accord, parce que ça coûte de l'argent à la communauté, et que c'est la responsabilité de chacun", estime un homme. "Moi, quand je bois, il y a quelqu'un qui conduit à ma place, on n'a pas besoin de venir me chercher", abonde un autre. "Il vaut mieux qu'ils paient 120 euros pour se faire soigner", nuance une passante.

Ce sont désormais 120 euros qui seront facturés aux personnes véhiculées par la police municipale, en plus de l'amende en vigueur pour ivresse sur la voie publique. Selon le maire (RN), Hervé de Lépinau, 84 personnes ont été raccompagnées aux frais de la municipalité l'année dernière. Il justifie cette mesure au titre d'un article du Code de la santé publique : "Je ne fais en fait qu'appliquer la loi en fixant un tarif. On estime grosso modo combien coûte, pour deux heures, un équipage de deux policiers municipaux et les frais de nettoyage de la voiture puisque, hélas, généralement, une fois sur deux, la personne qui est accompagnée vomit dans le véhicule."

L'opposition craint une mesure de discrimination sociale

L'opposition, elle, critique la décision. Elle craint une mesure de discrimination sociale. "Ce public-là a besoin de soins, d'accompagnement. On préconiserait plutôt de la prévention, aider les associations qui accompagnent ces personnes-là", suggère Olivia Adolphe Laroubi, élue d'opposition (divers gauche) à Carpentras.

Le maire se défend de faire une mesure anti-mendicité. En France, d'autres communes ont déjà franchi le cap par le passé en demandant un défraiement aux contrevenants.

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