Amiens, Rouen, Montpellier… Le point sur les manifestations du 7 novembre en régions
Plusieurs dizaines de manifestations sont en cours samedi lors de ce quatrième samedi de mobilisation, pour maintenir la pression sur le gouvernement deux jours avant une conférence sociale avec les syndicats et le patronat, convoquée lundi matin à Matignon.
De nouvelles manifestations ont eu lieu samedi 7 novembre, pour ce quatrième samedi consécutif de mobilisation "contre la vie chère et pour la jeunesse". À 17h30, l'intersyndicale de la jeunesse recense 250 000 manifestants en France, dont 75 000 à Paris. Selon le ministère de l'Intérieur, 146 000 personnes ont défilé partout en France. Plus tôt dans la journée, la préfecture de police de Paris a compté 46 000 personnes mobilisées dans la capitale.
"Le dispositif de sécurité a été reconduit avec 70 000 policiers et gendarmes", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, vendredi. Dans la soirée de samedi, la place Beauvau fait état de cortèges moins encadrés par les organisations syndicales, un grand nombre n'étant pas déclarés. Ainsi des manifestations ont été émaillées de "débordements et de tensions, notamment dans les grandes villes : Toulouse, Grenoble, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Dijon..." relate le ministère de l'Intérieur. Il évoque à l'échelle nationale à 19h, l'interpellation de 360 personnes. Près de 40 000 personnes ont fait l'objet de contrôles préventifs sur les axes et gares desservant les centres-villes.
Île-de-France
À Paris, 46 000 personnes ont défilé dans la capitale selon la préfecture de police. Le cortège parisien s'est lancé dans le calme place de République afin d'arriver place de la Nation aux alentours de 16h. Peu avant 18h, et dans le cadre de la dispersion de la mobilisation place de la Nation, un groupe de 200 individus violents s'en est pris aux forces de l'ordre rapporte la préfecture de police de Paris.
L'événement s'est produit au moment de l'interpellation d'un homme qui avait allumé un feu de poubelle. Ces individus sont remontés au début du boulevard Voltaire pour mettre le feu à deux poubelles. Les effectifs policiers ont "manœuvré pour les prendre à revers, les isoler et permettre à la manifestation de s'écouler jusqu'à la place de la Nation". Le dispositif mis en place, a conduit à 20h à l'arrestation de 69 personnes. La préfecture de police indique aussi que 259 personnes ont été verbalisées et que 8 147 contrôles ont été réalisés.
Hauts-de-France
À Lille,10 000 personnes ont battu le pavé selon des chiffres de la préfecture rapportés par ICI Nord. Quelques légères tensions ont été observées en fin de cortège, rapporte ICI Nord.
Bonne humeur et festivités sont au rendez-vous pour cette journée de mobilisation à Amiens rapporte ICI Picardie. Le cortège s'est élancé en début d'après-midi sur un parcours alternatif proposé par le préfet du département après l'interdiction par la préfecture du parcours initialement proposé par les syndicats.
Normandie
À Rouen (Seine-Maritime), un cortège composé d'environ 5 000 personnes s'est élancé depuis la place Joffre. Selon ICI Normandie, moins de manifestants sont présents samedi 7 novembre, en comparaison aux précédents week-ends de mobilisation contre la vie chère qui avaient réuni plusieurs milieux de personnes.
À Caen, aucune manifestation n'a été autorisée samedi. Mais entre 1 000 (chiffre préfecture) et 3 000 (chiffre mairie) personnes ont battu le pavé dans la ville. Un peu avant 17h, la situation s'est tendue. Les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles et de bouteilles en verre alors qu'elles cherchaient à repousser les manifestants hors du périmètre interdit à la manifestation. Après des sommations, le groupe restant a repris son itinéraire vers le campus 1 de l'université de Caen. L'arrêt de tramway et des caméras ont été tagués à l'université selon la préfecture. Deux personnes ont été interpellées.
Pays de la Loire
À Nantes, quelques milliers de personnes sont présentes. Elles ont quitté vers 14h la place du Bouffay avant de s'enfoncer dans les petites rues du centre-ville, relate ICI Loire Océan. Le centre-ville, un secteur interdit par la préfecture. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et un canon à eau pour disperser les manifestants.
Au Mans, au moins 200 personnes sont rassemblées samedi devant l'hôpital du Mans à l'appel notamment de la CGT, a appris ICI Maine.
Nouvelle-Aquitaine
À Bordeaux, 9 000 manifestants se sont mobilisés selon la préfecture. Les syndicats eux ont compté 40 000 personnes présentes. Quelques heurts ont éclaté en fin de cortège, place de la Victoire.
Dans la Creuse, une petite centaine de personnes se sont rassemblées à partir de 10h devant la mairie de Guéret, rapporte une journaliste d'ICI Creuse sur place. Elle rappelle que la journée d'action de jeudi avait attiré 1 300 personnes. Lors de l'acte III de la mobilisation, samedi 31 octobre, 300 manifestants s'étaient rassemblés à Guéret.
Pour le quatrième samedi consécutif de mobilisation "contre la vie chère et pour la jeunesse", 700 personnes ont participé à la manifestation à Pau (Pyrénées-Atlantiques), rapporte un journaliste d'ICI Béarn Bigorre.
Bourgogne Franche-Comté
La manifestation de Besançon a rassemblé en début d'après-midi entre 1 500 et 2 000 personnes sur un parking, rapporte le journaliste d'ICI Besançon présent sur place. Les rassemblements en centre-ville ont été de nouveau été interdits par la préfecture et aucun parcours n'a été déposé par les syndicats.
Auvergne Rhône-Alpes
À Lyon, des échauffourées ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre, 10 personnes ont été interpellées, selon la préfecture du Rhône.
La manifestation à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a réuni à la mi-journée 750 personnes selon les autorités. Les syndicats parlent, eux, de "plus de 600 manifestants", rapporte ICI Pays d'Auvergne, qui note une mobilisation en forte baisse par rapport au samedi 31 octobre.
À Annecy, la manifestation s'est achevée. Elle a rassemblé 400 personnes dans le centre-ville selon la préfecture et plus de 700 selon les manifestants.
À Chambéry, le cortège est dispersé dans les rues de Chambéry et les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes.
Provence-Alpes-Côte d’Azur
À Marseille, la manifestation a rassemblé 5 200 personnes samedi après-midi, et 500 personnes à Aix-en-Provence, selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.
Dans la ville de Nice, 2 300 personnes ont défilé selon la préfecture, 5 000 selon les syndicats. La manifestation a été autorisée sauf sur l'avenue Jean Médecin. Le parcours se fait entre la place Masséna et Garibaldi.
"La manifestation organisée à Toulon s’est déroulée dans le calme", déclare la préfecture du Var dans un communiqué, chiffrant "300 participants" dans le cortège. La manifestation s'est terminée à 11h45.
Occitanie
À Montpellier, et malgré l'interdiction de la préfecture de l'Hérault, les manifestants (6 500 selon la préfecture) s'étaient donnés rendez-vous sur les réseaux sociaux, place Albert 1er selon ICI Hérault. Le cortège a réalisé plusieurs allers et retours dans un périmètre restreint se trouvant empêché d'accéder aux rues du centre historique. En fin d'après-midi, des gendarmes mobiles ont fait usage de gaz lacrymogènes en réponse à des jets de projectiles.
À Toulouse, plusieurs milliers de manifestants sont présents dans le calme sur les allées Jean-Jaurès, selon le reporter d'ICI Haute-Garonne présent sur les lieux. La manifestation n'est pas autorisée par la préfecture de Haute-Garonne. Mais vers 15h30, le cortège a été coupé en deux relate le journaliste d'ICI. Une partie des manifestants a été nassée, la deuxième partie remontait vers Jolimont. Les CRS faisaient alors usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule à ce niveau rapporte ICI Occitanie.
Environ 300 personnes ont défilé à Perpignan (Pyrénées-Orientales), contre plus d'un millier samedi 31 octobre, rapporte ICI Roussillon samedi.
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