"J'ai dépassé le seuil d'acceptation" : une Française part se faire euthanasier en Belgique
Cet article date de plus de neuf ans.
L'écrivaine Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, était invitée de la matinale de France Inter, mercredi 6 septembre.
"Je sais que dans deux mois, ça va être l'horreur, et dans quatre mois encore pire que l'horreur, et après la mort." Anne Bert, 59 ans, atteinte de la maladie de Charcot, était l'invitée de Léa Salamé, mercredi 6 septembre, sur France Inter. L'écrivaine a expliqué son choix de se faire euthanasier, en octobre, en Belgique, où cette pratique est autorisée, contrairement à la France. "Si j'ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m'est promise, c'est parce que j'ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable."
"J'ai dépassé le seuil d'acceptation", a-t-elle confié, disant ne plus pouvoir "rien faire du tout" sans assistance. Sa maladie atteint ses muscles, qui "meurent les uns après les autres", jusqu'à une paralysie "totale" et "la mort par étouffement". Elle raconte son combat dans Le tout dernier été (Fayard), un livre qui paraîtra le 9 octobre, quand elle ne sera "plus là".
En "colère" contre Macron
Anne Bert a tenté d'interpeller Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. "Son équipe m'a répondu, alors qu'il était encore candidat, que les questions éthiques et sociétales n'étaient pas une priorité", a-t-elle rapporté sur France Inter, disant sa "colère" face à l'attitude du gouvernement sur la question de la fin de vie.
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