Grands prématurés : du "peau à peau" jusqu'à l'intubation d'urgence, des ascenseurs émotionnels pour les parents

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"Envoyé spécial" du jeudi 24 septembre 2026 France 2
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Article rédigé par France 2
France Télévisions

Si les progrès de la néonatologie permettent aujourd'hui de voir grandir des bébés nés bien avant terme, les premières semaines de ces nourrissons si fragiles, qui ne pèsent parfois guère plus de 500 ou 600 grammes, restent très éprouvantes. Notamment pour leurs parents, qui passent sans cesse de l'espoir à l'angoisse, comme dans cet extrait d'"Envoyé spécial".

Aider de tout petits êtres parfois en grande difficulté à s'accrocher à la vie, rassurer et accompagner leurs parents, c'est la mission des services de néonatologie. Celui de l'hôpital Hautepierre de Strasbourg, où "Envoyé spécial" a réalisé un reportage en immersion, accueille environ 180 grands prématurés chaque année. Ses équipes appliquent un Programme d'évaluation et de soins individualisés du développement du nouveau-né, le NIDCAP.

Le "peau à peau", un médicament pour l'enfant, "une sensation de paix" pour les parents

Au cœur de ce protocole qui intègre les parents au parcours de soins, la technique du "peau à peau". Elle consiste à glisser le nouveau-né, avec son cathéter et tous les branchements indispensables à sa survie, dans un bustier élastique enfilé par son papa ou sa maman, au contact de leur peau nue.

De nombreuses études ont mis en évidence les bienfaits de ce contact sur le rythme cardiaque du bébé, mais aussi sur son développement cognitif. Ses parents bénéficient également de ces moments câlins qui apaisent leurs inquiétudes. Les médecins les incitent à en faire jusqu'à douze heures par jour. Mais malgré tous les soins, un bébé prématuré n'est jamais à l'abri d'une complication... qui fera grimper d'un coup la tension dans tout le service.

"Le parcours d'un grand prématuré, il n'est jamais linéaire. Il y a des moments où ça va, des moments où ça va moins bien. C'est vraiment un parcours semé d'embûches, et la route est longue."

Dr Laurence Dillenseger, service de néonatologie du CHU Hautepierre, à Strasbourg

dans "Envoyé spécial"

Ce jour-là, Haron, né en extrême prématurité après seulement 6 mois de grossesse, fait plusieurs apnées. Le tout petit bébé de 700 grammes a du mal à respirer, la situation est critique, l'équipe se précipite à son chevet. Avant de l'intuber en urgence, "un geste invasif et potentiellement douloureux", le Dr Dillenseger décide de l'endormir : "Il ne fallait plus trop attendre, il commençait à se fatiguer."

Heureusement, son état s'améliore rapidement. Haron va pouvoir se reposer dans sa couveuse. Sa maman, elle, va avoir besoin d'un peu de temps pour se remettre de sa frayeur… avant de vivre sans doute d'autres moments de grande angoisse. Elle sait que la vie de son enfant est sur un fil, pour encore de longues semaines.

Extrait de "Grands prématurés : des vies sur le fil", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 24 septembre 2026.

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