Dix mineurs mis en examen dans le cadre de l'enquête sur le saccage de la mairie de Fresnes
Des personnes cagoulées s'étaient introduites dans l'hôtel de ville à la veille de l'installation du nouveau maire LR, Christophe Carlier, et avaient commis de nombreuses dégradations dans le hall du bâtiment. Une auto-école et une agence de la Caisse d'Epargne avaient également été endommagés, pour un préjudice total de près de 50 000 euros.
Dix mineurs, âgés de 14 à 16 ans, ont été mis en examen à la suite des dégradations de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), a indiqué vendredi 3 avril le parquet de Créteil à l'AFP. Le ministère public confirme également "le placement sous contrôle judiciaire de sept d'entre eux. Une mesure éducative judiciaire provisoire a été prononcée pour les trois autres", précise-t-il.
Une information judiciaire avait été ouverte jeudi pour "dégradation d'un bien public en réunion", "vol" et "dégradations en réunion et avec dissimulation du visage", ainsi que pour "participation à un groupement formé en vue de la préparation de dégradations", avait détaillé la même source dans un communiqué.
Treize personnes au total, en majorité des mineurs originaires de la commune et de ses environs, avaient été successivement placées en garde à vue entre mardi et mercredi par la Sûreté territoriale. Les investigations n'ayant pas permis de caractériser la circonstance aggravante de "bande organisée" initialement envisagée, cette qualification n'a finalement pas été retenue.
Un préjudice total estimé à environ 50 000 euros
Les faits remontent à la soirée du 27 mars. A la veille de l'installation du nouveau maire (LR) Christophe Carlier, un groupe d'une trentaine d'individus s'était approché de l'Hôtel de ville. L'exploitation de la vidéosurveillance a révélé l'usage d'un mortier d'artifice pour briser la porte d'entrée, avant la destruction de l'accueil du bâtiment à l'aide de barres de fer et de jets de pierres.
Une auto-école située à proximité immédiate avait également fait l'objet d'une effraction suivie de vols, tandis que la vitrine d'une agence de la Caisse d'Epargne avait été endommagée, sans intrusion dans les locaux. Le préjudice total avait été estimé par la municipalité à environ 50 000 euros.
A la suite de ces violences, le nouvel édile avait dénoncé auprès de l'AFP un préjudice matériel "colossal" pour le fonctionnement de ses services, estimant que cette action était "clairement liée à l'élection". Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'était pour sa part félicité sur le réseau social X de la rapidité des interpellations, affirmant que la force resterait "toujours à la loi".
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
(Nouvelle fenêtre)À regarder
-
Delphine Jubillar : coup de théâtre dans une affaire hors norme
-
Beaucoup trop fort, le Danois Mads Pedersen règle le sprint final de la 4e étape du Tour de France
-
Un archéologue zélé compromet l'identification de d'Artagnan
-
Marine Le Pen candidate en 2027 : elle a le droit mais…
-
Christophe Gleizes : "Offrez-lui cette Coupe du monde"
-
Face aux 37°C, Jonas Vingegaard met des glaçons dans son maillot pour se rafraîchir sur le Tour de France
-
Eligible mais sous bracelet électronique, Marine Le Pen peut-elle se présenter à l'élection présidentielle 2027 ?
-
Explosion à Monaco : la suspecte retrouvée morte à Kiev
-
Marine Le Pen condamnée à trois ans de prison dont un an sous bracelet électronique et à 15 mois ferme d'inéligibilité
-
10 000 habitants évacués : l'angoisse du retour
-
Les résultats du bac tombent aujourd'hui
-
T’as quelle note au bac de maths ?
-
Explosions à Damas : E. Macron continue sa visite
-
Clim dans les immeubles : le casse-tête des copropriétaires
-
Emmanuel Macron en Syrie : le défi de la reconstruction
-
Comment va se dérouler cette journée décisive pour Marine Le Pen ?
-
Chine, les ventes de préservatifs s’effondrent
-
Les larmes de Cristiano Ronaldo, éliminé de la Coupe du monde avec le Portugal
-
Emmanuel Macron en Syrie, un an et demi après la chute d'Assad
-
Des centaines de suprémacistes blancs présents à Washington
-
Jubillar les aveux : pourquoi maintenant ?
-
Troisième canicule : 61 départements en vigilance orange
-
Cédric Jubillar : il avoue avoir tué son épouse
-
Marine Le Pen devant la justice : quels scénarios pour la présidentielle ?
-
Menaces de mort : des boulangers rackettés dans la Drôme
-
Vols, dégradations : des aires d'autoroute sous haute surveillance
-
Bad Bunny l’a invité dans la casita
-
Plusieurs millions d'euros de bijoux dérobés au musée Lalique
-
Assurances : des faux dégâts pour frauder
-
« On supposera que l'usage fait d'une arme par un policier est légitime » annonce Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, à la veille de l’examen d’une proposition de loi à l’Assemblée nationale.
Commentaires
Connectez-vous ou créez votre espace franceinfo pour commenter.