Cold case : "C'est une satisfaction que l'enquête continue", témoigne la sœur de Didier Seignole, disparu en Dordogne en 1994

Le pôle "cold case" de Nanterre a ouvert en décembre une information judiciaire, après avoir identifié trois suspects. "J'ai toujours été persuadée que quelqu'un l'avait tué", confie Lydia Seignole.

Article rédigé par franceinfo, avec ICI Périgord
Radio France
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Temps de lecture : 1min
Les Versannes (Dordogne). (MARIE-ASTRID GUEGAN / RADIO FRANCE)
Les Versannes (Dordogne). (MARIE-ASTRID GUEGAN / RADIO FRANCE)

"C'est une satisfaction que l'enquête continue", témoigne samedi 17 janvier auprès d'ICI Périgord la sœur de Didier Seignole, disparu en Dordogne en 1994. Plus de trente ans après la disparition de cet habitant du petit village de La Douze, au sud-est de Périgueux, le pôle "cold case" de Nanterre a ouvert en décembre dernier une information judiciaire, a appris vendredi ICI Périgord.

Didier Seignole, 29 ans à l'époque, a disparu dans la soirée du 27 janvier 1994, alors qu'il rentrait chez ses parents à La Douze, après un entraînement de football à Lacropte, à seulement 5 km. Sa voiture a été retrouvée le lendemain sur le parking d'une gare à proximité, mais sans aucune trace du jeune docteur en biologie cellulaire.

Le pôle "cold case" de Nanterre, spécialisé dans les crimes sériels ou non élucidés, a confirmé à ICI Périgord vendredi avoir ouvert une information judiciaire au mois de décembre dernier, près de trois ans après avoir été saisi de cette affaire dite du "disparu de la Douze". "C'est une satisfaction que Didier ne soit pas oublié, que l'enquête continue", réagit Lydia Seignole, qui était informée de cette réouverture de l'enquête depuis le mois de décembre. "J'espère que ça va aboutir un jour."

Un possible scénario criminel lié à un conflit de voisinage

Les enquêteurs du pôle "cold case" de Nanterre étudient la piste d'un scénario criminel lié à un conflit de voisinage, précise le pôle judiciaire à ICI Périgord, confirmant les informations du journal Sud Ouest. Ils ont identifié trois suspects potentiels, dont un est aujourd'hui décédé. "J'ai toujours été persuadée qu'il lui était arrivé quelque chose de grave, que quelqu'un l'avait tué", confie Lydia Seignole.

Elle attend beaucoup du pôle "cold case" car "les moyens techniques, scientifiques, évoluent". "On peut espérer apprendre des choses nouvelles", dit celle qui s'est battue, avec sa sœur et ses cousines, pour faire rouvrir l'enquête.

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