Énergies renouvelables : pourquoi la France a-t-elle pris tant de retard par rapport à ses voisins européens ?

Publié Mis à jour
JT de 20h du mardi 4 novembre 2025 France 2
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Article rédigé par France 2 - S. Ricottier, C. Gantzer, C. de la Morvonnais, A. Beau Djilas, T. Bové, N. Wattre, M. Jannet. Édité par l'agence 6Medias
France Télévisions

Pourquoi la France a-t-elle pris autant de retard sur le solaire et les énergies vertes par rapport à des pays voisins comme le Portugal ou la Norvège ? France Télévisions vous explique tout en "Trois infos pour comprendre".

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


En France, 28 % de l'électricité produite vient des énergies renouvelables. C'est très loin du Portugal, 88 %, ou de la Norvège, 100 %. Nous sommes en retard parce que, longtemps, nous avons privilégié le nucléaire. Parce que ces projets éoliens ou solaires sont souvent contestés et que nous manquons de main-d'œuvre. Voici trois infos pour comprendre.

En France, très longtemps, la priorité était au nucléaire. C'est notre première info. L'atome, était la garantie d'une électricité pas chère. Mais aujourd'hui, celle qui est produite par les renouvelables est elle aussi compétitive : 59 euros le MWh pour l'électricité issue des éoliennes terrestres, par exemple, contre 61 MWh pour le nucléaire.

Des projets rejetés et un défaut de recrutement

Notre deuxième info, c'est que ces projets sont souvent contestés, accusés notamment de défigurer le paysage. Les délais sont donc rallongés. En France, il faut sept à neuf ans pour faire sortir de terre un projet éolien, contre deux à trois ans seulement en Allemagne. Et en mer, c'est la même chose. Nous avons des milliers de kilomètres de côtes en France et pourtant nos premières éoliennes en mer à Saint-Nazaire datent de 2022, presque 20 ans après le Royaume-Uni.

Troisième info, nous manquons de main-d'œuvre pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés : 40 % d'électricité renouvelable d'ici 2030. Pour cela, il faudrait embaucher 200 000 personnes pour implanter deux fois plus d'éoliennes terrestres et trois fois plus de panneaux solaires. Or, installateurs de photovoltaïques ou techniciens de maintenance d'éoliennes sont des métiers qui peinent à recruter.

Parmi nos sources :

Liste non exhaustive.

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