"Les municipales, c'est une répétition générale de la présidentielle" : La France insoumise affiche ses ambitions pour conquérir des mairies

Contrairement à 2020, le parti a présenté des candidats dans 504 communes, dont certaines qu'il espère ravir à ses rivaux socialistes.

Article rédigé par franceinfo
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Jean-Luc Mélenchon au meeting de la candidate LFI aux élections municipales de Paris, Sophia Chikirou. (JEAN-BAPTISTE QUENTIN / MAXPPP)
Jean-Luc Mélenchon au meeting de la candidate LFI aux élections municipales de Paris, Sophia Chikirou. (JEAN-BAPTISTE QUENTIN / MAXPPP)

Alors que le premier tour des élections municipales approche, dimanche 15 mars prochain, La France insoumise assume pour la première fois des ambitions dans la campagne des municipales. Il s'agit d'un changement de braquet radical par rapport à 2020. Aux dernières élections municipales, LFI, qui n'existe que depuis quatre ans, se contente de soutenir des listes citoyennes dans une centaine de communes. Six ans plus tard, le mouvement est présent dans 504 communes, dont 380 avec une tête de liste insoumise, selon les chiffres du parti.

Pour autant, les villes dans lesquelles les insoumis peuvent espérer une victoire ne sont pas nombreuses, a priori. La plus probable est à Roubaix, dans le Nord, où les sondages donnent le candidat LFI David Guiraud très largement en tête. Cela serait la première fois que LFI dirige une ville d'environ 100 000 habitants. Pour le moment, le parti n'a qu'une dizaine de mairies, surtout des communes petites ou moyennes.

Les sénatoriales et la présidentielle en ligne de mire

Il y a deux raisons pour lesquelles les insoumis s'investissent autant dans les municipales 2026 : en plus de l'envie de diriger des villes et d'en piquer au reste de la gauche pour affaiblir leurs rivaux, notamment les socialistes. Il y a d'abord les sénatoriales, car les conseillers municipaux sont des grands électeurs, qui votent pour les élections sénatoriales de septembre prochain. "Beaucoup de choses se jouent au Sénat", martèle un député insoumis.

L'autre raison, c'est l'élection présidentielle de 2027. L'enjeu pour LFI est d'être partout : à l'Assemblée nationale, dans les mairies et au Sénat pour préparer la candidature, quasi certaine, de Jean-Luc Mélenchon. "Les municipales, c'est une répétition générale de la présidentielle", confirme un cadre du parti.

Avant cela, le premier tour se tient dimanche alors que LFI sort à peine d'un tunnel de polémiques, avec, entre autres, de nouvelles accusations d'antisémitisme qui visent Jean-Luc Mélenchon. Quelle influence cela aura-t-il sur les électeurs ? "Ce matraquage médiatique consolide notre socle et nous renforce", jure une députée LFI. Mais un candidat insoumis aux municipales se montre, lui, plus pessimiste : "Cela serait faux de vous dire qu'on ne nous parle pas des sorties de Jean-Luc Mélenchon."

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