Hausse de la CSG : êtes-vous concerné par l'augmentation des taxes sur les produits d'épargne votée par les députés pour le budget de 2026 ?

Publié Mis à jour
JT de 20h du jeudi 6 novembre 2025 France 2
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Article rédigé par France 2 - C. Rougerie, O. Poncelet, M. Bouvier, N. Tahar, V. Lucas, A. Burla, C. Brunet, R. Gardeux, O. Sauvayre - Édité par l'agence 6Medias
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L'Assemblée nationale a adopté cette proposition des socialistes, dans le cadre de l'examen du budget de la Sécurité sociale, pour financer la suspension de la réforme des retraites et les besoins de l'hôpital. Votre assurance-vie, votre PEL et vos placements en actions pourraient être concernés.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Parmi les dernières mesures votées à l'Assemblée nationale dans le cadre des débats sur le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, de 9,2% à 10,6%. Elle toucherait notamment les revenus de certains produits d'épargne : pas le Livret A ni le Livret d'épargne populaire, mais l'assurance-vie, l'épargne salariale ou encore le Plan épargne logement (PEL).

Par exemple, si vous avez 50 000 euros sur un PEL à 2% d'intérêt, avec ce nouveau taux de la CSG, vous toucherez non pas 700 euros par an, mais 686 euros, soit une perte de 14 euros. Pour un contrat d'assurance-vie de 10 000 euros investis en fonds euro, vous percevez non pas 248 euros de rendement annuel, mais 244 euros, soit une baisse de 4 euros.

"Ça permet d'obtenir 2,5 milliards"

Des petites sommes qui, cumulées, pourraient rapporter gros à l'État. "Pour le seul contrat d'assurance-vie, c'est 40% des ménages français qui vont être impactés par cette hausse. Donc oui, ça peut faire des sommes importantes", explique Frédéric Puzin, président fondateur de Corum L'Epargne, une entreprise spécialisée dans l'épargne immobilière.

Le Parti socialiste, qui porte cette mesure, assume et entend dégager des recettes supplémentaires pour la Sécurité sociale : "On a augmenté un tout petit peu l'impôt sur le revenu du capital. Personne ne va mourir de l'augmentation de cela, mais ça permet d'obtenir 2,5 milliards pour financer la suspension de la réforme des retraites, et aussi pour financer des moyens supplémentaires pour l'hôpital. On a besoin d'un milliard de plus pour l'hôpital aujourd'hui", explique Philippe Brun, député socialiste de l'Eure. 

Bien que votée par les députés, cette mesure est encore loin d'être confirmée. Elle doit encore être soumise au Sénat, avant le vote final du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, à l'issue toujours très incertaine.

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