La France occupe la 6e place sur un marché mondial de la musique toujours en pleine croissance

Le marché français a réalisé plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2025, confirmant une décennie de croissance, à l'instar de l'industrie mondiale de la musique.

Article rédigé par franceinfo Culture avec AFP
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 2min
FRA-ILLUSTRATION-MUSIC (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS)
FRA-ILLUSTRATION-MUSIC (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS)

Le marché mondial de la musique enregistrée a progressé en 2025, grâce au streaming, avec 31,7 milliards de dollars de revenus, a indiqué mercredi 18 mars la Fédération internationale de l'industrie phonographique (Ifpi). Sixième du classement mondial, la France se distingue par l'hégémonie de sa production nationale.

Avec une progression de 6,4% l'an passé, l'industrie mondiale valide une onzième année de croissance consécutive, souligne le rapport annuel de l'Ifpi. Le streaming musical, via des plateformes comme Spotify ou Deezer, représente 69,6% des revenus, soit plus de 22 milliards. Le streaming par abonnement payant (hors financement par la publicité) compte à lui seul pour plus de la moitié des recettes, souligne la fédération qui dénombre 837 millions d'abonnés dans le monde.

La Chine relègue l'Allemagne à la 5e place

Les formats physiques sont eux aussi en hausse, à 5,3 milliards de dollars, notamment grâce aux vinyles, qui progressent de 13,7%, la 19e année de croissance d'affilée. Le marché asiatique représente à lui seul 45,1% des recettes liées aux vinyles ou aux CDs.

La Chine est devenue l'an passé le 4e marché mondial, grâce à une croissance de 20,1%, prenant la place de l'Allemagne, leader européen. La France, quant à elle, reste à la sixième place. Les artistes qui y sont produits, à l'image de Gims, Jul, Theodora ou Helena, ont dominé la consommation musicale en 2025, dans un marché tricolore qui a néanmoins vu sa croissance ralentir, selon les chiffres dévoilés également le 18 mars.

La production française, reine en ses terres

Ces artistes, issus des sphères rap, pop et leurs déclinaisons, occupent ainsi 16 des 20 premières places du classement des albums les plus vendus, souligne le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) dans son rapport. Au sein du top 200, plus représentatif des équilibres, la production française occupe les trois quarts des ventes d'albums, précise encore l’organisation.

Parmi ces succès figurent plusieurs premiers opus dont Mega BBL (Theodora), Hélé (Helena) et Recommence-moi (Santa), qui témoignent également d'une montée en puissance des artistes féminines. Cette spécificité contribue à la vitalité d'un marché français affichant un chiffre d'affaires de près de 1,1 milliard d'euros en 2025, soit "une décennie de croissance ininterrompue", relève l'interprofession. Ce niveau demeure loin du début des années 2000, marqué par la crise du disque, nuance-t-elle cependant.

Au niveau mondial, l'Américaine Taylor Swift, le groupe de K-pop Stray Kids et la superstar canadienne du rap Drake sont en tête des ventes, selon l'Ifpi, qui représente plus de 8 000 maisons de disques dans le monde. L'organisation insiste par ailleurs dans son rapport sur la nécessité de collaborer avec les entreprises d'IA génératives pour "garantir que la valeur de la musique (...) soit pleinement reconnue". Les titres générés par IA font régulièrement le buzz, comme le succès retentissant de la reprise de Papaoutai de Stromae, fin janvier.

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