"D'abord la tête et le physique, la technique vient après" : comment l'Italie a révolutionné sa formation pour créer des champions de tennis
Deux Italiens sont en demi-finale de Roland Garros. Jannik Sinner (n°1 mondial) face à Novak Djokovic et et Lorenzo Musetti (n°7) contre Carlos Alcaraz. Objectif : une victoire qui échappe aux joueurs transalpins depuis 50 ans. L'Italie n'a jamais été aussi bien placée pour y arriver.
Deux Italiens dans le dernier carré. Jannik Sinner, numéro 1 mondial, défie Novak Djokovic à Roland-Garros, vendredi 6 juin, quelques heures après une première demi-finale opposant le tenant du titre Carlos Alcaraz à l'outsider italien Lorenzo Musetti.
Claudio Panatta est le frère du dernier vainqueur italien de Roland-Garros. Il est aussi le directeur du Tennis club Parioli, une des pépinières de talents italiens dans le nord de Rome. Il a le sourire : "On n'a jamais connu ça ! Le numéro 1 mondial (Sinner), Musetti en demi-finale à Roland Garros, l'équipe de coupe Davis gagne le trophée deux fois de suite... Et les filles sont très fortes aussi : Paolini dans les dix premières joueuses du monde, elles gagnent en double, elles gagnent en mixte... Mieux, je ne crois pas que ce soit possible."
"Il y a eu la période des Suédois, des Australiens, des Américains et maintenant c'est notre tour. C'est un motif d'orgueil et de plaisir."
Claudio Panattaà franceinfo
De fait, avec neuf joueurs dans les 100 meilleurs mondiaux, l'Italie est devenue en quelques années seulement une puissance majeure du tennis masculin. Mais quelle est sa recette ? À Rome, dans l'un des clubs les plus réputés du pays, la vérité semble à portée de balle. Fabrizio Fanucci y entraîne ce jour-là deux espoirs du tennis club Parioli.
"Cela permet de suivre en permanence beaucoup plus de jeunes qu'avant"
Ces dernières années, ce coach d’élite assure avoir vu beaucoup de changements dans la formation des joueurs. A commencer par la fin de l'obsession pour la technique. "D'abord la tête et le physique. La technique vient après. Tous peuvent l'acquérir. Ce qui fait la différence, c'est le mental et le physique", assure-t-il.
Fini également le tout terre battue. Les courts en dur, surface de la plupart des compétitions, ont fleuri dans le pays. Autre idée en vogue : multiplier les tournois de seconde catégorie. "Les garçons, sans aller à l'étranger et en dépensant moins d'argent, peuvent entrer dans le classement pro en jouant en Italie. La fédération a 200-300 cartes d'invitation qu'elle distribue aux meilleurs joueurs", fait remarquer Fabrizio Fanucci.
Et le grand mot-clé, enfin : "Décentralisation". En Italie, il n'y a plus un centre d'élite, mais cinq zones. "Dans chaque zone, il y a une structure de la fédération qui supervise les meilleurs espoirs et échange avec leurs entraîneurs. Cela permet de suivre en permanence beaucoup plus de jeunes qu'avant", détaille Roberto Meneschincheri, directeur technique du club. De quoi faire espérer le club Parioli : dimanche, un Italien pourrait donc gagner Roland-Garros. Une première depuis presque 50 ans et la victoire d'Adriano Panatta en 1976.
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