Reconnaissance de la Palestine par la France : le président du Conseil représentatif des institutions juives dénonce une "faute politique et morale"

Yonathan Arfi, le président du CRIF, estime vendredi sur France Inter que la reconnaissance de la Palestine par la France constitue "une vraie régression de la position diplomatique de notre pays."

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le président du Crif, Yonathan Arfi, le 6 mai 2024. (JULIEN DE ROSA / AFP)
Le président du Crif, Yonathan Arfi, le 6 mai 2024. (JULIEN DE ROSA / AFP)

Yonathan Arfi, le président du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France, dénonce auprès de France Inter vendredi 25 juillet une "faute politique et morale", au lendemain de l'annonce d'Emmanuel Macron de la reconnaissance en septembre prochain par la France d'un État de Palestine. "Politique parce que c'est quelque chose qui est brandi comme une victoire par une organisation terroriste", estime-t-il.

"Et puis une faute morale parce qu'il y a toujours 50 otages retenus dans la bande de Gaza. Il faut que ces otages soient libérés pour qu'un cessez-le-feu intervienne le plus rapidement possible dans l'intérêt de toutes les populations civiles. Que tous les horizons de paix qui sont nécessaires et qu'il faut soutenir puissent se mettre en place ensuite le plus rapidement possible de manière négociée", assure le président du CRIF.

Yonathan Arfi fait part de son "étonnement" et sa "colère devant le fait que cette reconnaissance se fasse sans aucune condition préalable". Le président du CRIF dénonce "une vraie régression de la position diplomatique de notre pays. Cette reconnaissance va être brandie, malheureusement, par le Hamas comme une victoire symbolique et diplomatique pour ce mouvement terroriste."

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