Eurovision : les secrets bien cachés du plus grand show musical d’Europe

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JT de 20h du Jeudi 14 mai 2026 France 2
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Article rédigé par France 2 - M. Collet, M. Renier, E. Noël. Édité par l'agence 6Medias
France Télévisions

Chaque année, l’Eurovision rassemble des centaines de millions de téléspectateurs autour d’un show spectaculaire et imprévisible. Entre langues inventées, performances kitsch et succès mondiaux inattendus, le concours cache aussi des anecdotes méconnues, qui ont façonné l’histoire de la musique européenne depuis 1956.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


C'est la plus grande scène musicale d'Europe. Un soir par an, près de 200 millions de téléspectateurs sont devant leur écran. Shows démesurés, fans déchaînés... Pourtant, même les plus fidèles ne savent pas tout. France Télévisions raconte les petites histoires derrière le plus gros concours du monde.

L'Eurovision, c'est d'abord l'occasion de réviser ses notions d'anglais ou de suédois : plus de 60 langues entendues depuis le premier concours en 1956, mais aussi des onomatopées. Un record pour l'Espagne, 152. Mais parfois, même en tendant bien l'oreille, impossible de comprendre. Comme une langue totalement imaginaire, inventée par la candidate belge en 2003. Fabien Randanne, journaliste et auteur de QUEEROVISION (édition : Double Ponctuation), explique : "En Belgique, il y a plusieurs langues nationales, le français, le flamand. Recourir à cette langue purement inventée a été un moyen de trouver un terrain d'entente. Chacun peut avoir sa propre interprétation de la signification."

La Révolution ABBA

S'il y a bien une chose que les candidats ont en commun, c'est le kitsch. Et les rois de la discipline, c'est ABBA. En 1974, ils l'emportent avec Waterloo et leurs tenues. Des choix esthétiques, mais surtout financiers. Car dans les années 1970 en Suède, il existe une loi assez particulière. Si les vêtements de scène sont absolument impossibles à porter au quotidien, alors ils peuvent être défiscalisés.

ABBA plonge dans l'extravagance, avec une orgie de paillettes et sequins. C'est une révolution à l'Eurovision. "C'est une tornade. Ils bousculent tous les clichés de ce concours, où d'habitude les artistes portaient des robes longues, des costumes trois-pièces. C'était du jamais vu et du jamais entendu", commente Jean-Marie Potiez, biographe d’ABBA.

Des chansons au destin parfois hors du commun

L'Eurovision, ce sont aussi des chansons d'un soir au destin parfois hors du commun. Exemple avec un Italien dont le nom est peut-être inconnu, mais qui ne connaît pas son refrain par cœur ? Vous l'avez sans doute chanté à la façon des Gipsy Kings. La chanson Nel Blu Dipinto Di Blu, de Domenico Modugno, est bien née à l'Eurovision en 1958. C'est la première chanson à voyager bien au-delà du concours. Vincent Escure, coauteur de Eurovision, la petite histoire du grand concours, raconte : "C'était déjà un grand succès en Italie. Ça devient un grand succès européen, et surtout ça devient un énorme succès aux États-Unis, puisque l'année suivante, en 1959, la chanson gagne deux Grammy Awards, qui sont la reconnaissance suprême pour une chanson."

70 ans de musique et 1 700 chansons : de l'excentrique au folklorique, le plus vieux télécrochet n'a pas fini de nous étonner.

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