"Ça me rend heureux parce que c'est un livre qui m'a débordé tout de suite", réagit Yannick Haenel, lauréat du prix Fémina

Dans "La solitude des professeurs est infinie", l'auteur décrit les débuts d'un jeune professeur de français dans un collège de la région parisienne.

Article rédigé par franceinfo - Ilana Moryoussef (France Inter)
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1min
L'écrivain Yannick Haenel après avoir reçu le prix Femina pour "La solitude des professeurs est infinie", le 4 novembre 2026. (MEHDI FEDOUACH / AFP)
L'écrivain Yannick Haenel après avoir reçu le prix Femina pour "La solitude des professeurs est infinie", le 4 novembre 2026. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Ce livre, "c'est plus que de la littérature et ça me rend très heureux et pas que pour moi", se réjouit, mercredi 4 novembre sur France Inter, Yannick Haenel, lauréat du prix Fémina pour son roman La solitude des professeurs est infinie publié aux éditions Gallimard. "Ça me rend heureux parce que c'est un livre qui m'a débordé tout de suite", poursuit le romancier. La solitude, "c'est une chose dont les profs se rendent compte, depuis 30, 40, 50 ans", indique-t-il. "Et puis tout ce qui s'est passé avec le mouvement lycéen", a eu un écho chez l'auteur, parce que "sur la place de la République [à Paris], j'ai vu des pancartes" où il était inscrit "la solitude des élèves est infinie".

"Je rencontre énormément de professeurs et je suis heureux des échanges que j'ai eus avec eux, les profs sont contents quand quelqu'un parle de leurs conditions de vie, de leur bonheur, de leur abandon par le gouvernement, par l'Education nationale", détaille l'auteur. Le fait qu'il y ait autant de ministres qui se soient succédé sous la présidence d'Emmanuel Macron, huit en tout, "ça prouve que c'est un secteur qui est abandonné par la politique. Je soutiens à fond le mouvement des lycéennes et des lycéens et j'espère que quelque chose va se transformer radicalement sur le plan de l'éducation", ajoute Yannick Haenel. Pour lui, "la littérature, l'école, l'édition, ça fait un tout, c'est par les textes qu'on se transforme".

Sorti en août dernier, La solitude des professeurs est infinie raconte les débuts dans l'Education nationale de Jean Deichel, le double de l'auteur. Ce jeune professeur de français stagiaire débarque dans un collège de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, où il découvre le stress, l'envie de transmettre et les épreuves du métier d'enseignant.

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