aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

La quête de l'eau

le Samedi 9 Juin 2012 à 06:51
  • Votre évaluation : Aucun Moyenne : 5 (3 votes)

Ce sont deux frères, la trentaine, l'un est père de famille, et depuis une dizaine d'années ils parcourent le monde pour observer la corrélation entre l'eau et les hommes.

L'eau et les femmes © Loïc et Geoffroy de la Tullaye

Juste après leurs études, Geoffroy et Loïc de la Tullaye se sont lancés dans un tour du monde pour voir comment, dans certains pays, les hommes et les femmes doivent faire face au manque d'eau et à l'inverse comment dans les pays développés l'eau est devenue une ressource que l'on gaspille.

Après cette première expérience, les deux frères ont descendu le Yangtsè-kiang, de la source à l'embouchure. Plus ils descendaient, plus les points d'eau se rapprochaient des habitations. Vers la source du fleuve, le point d'eau était à trois heures des maisons, puis à cent mètres, puis plus bas encore au milieu du village, ensuite, à l'entrée des maisons et finalement un robinet dans quasiment toutes les pièces à Shanghai.

Dans une série de documentaires diffusée à partir de lundi sur France 5, Geoffroy et Loïc de la Tullaye tentent de répondre à cette question : "Avons-nous assez d'eau sur terre pour nourrir neuf milliards d'habitants en 2050?". Ils ont suivi le grand Rift africain de l'Ouganda jusqu'à Israël. Treize mille kilomètres pour voir comment ces peuples s'organisent pour gérer la rareté de l'eau. Si la sécheresse a toujours existé, la croissance démographique rend plus problématique cette rareté.

Mais Geoffroy de la Tullaye insiste sur le fait que cette gestion de l'eau se pose aussi aux portes de  l'Europe et qu'elle influence beaucoup le développement de nos sociétés....

"Moi, j'étais persuadé que le problème de l'eau, c'était un problème du continent africain. Mais pas du tout ! On quitte l'Europe pour aller en Roumanie, vous avez encore une personne sur deux qui boit de l'eau qu'elle va puiser elle-même à la main. Une personne sur deux en Roumanie. On est allé dans le delta du Danube, il y a encore des gens qui vont directement boire l'eau à l'embouchure du fleuve sur la mer Noire. Donc, oui, la question de l'eau est primordiale chez eux, elle est primordiale chez nous sauf que nous, on a peut-être ce petit avantage c'est que eux portent l'eau, nous, on en parle. On a évacué cette question de porter l'eau. A part quand on va dans un magasin pour acheter des bouteilles d'eau. Et voilà, nous, on a cette chance d'avoir évacué du temps grâce à de l'eau courante pour pouvoir dégager ce temps et le mettre sur d'autres activités."

Geoffroy et Loïc de la Tullaye consacrent tout leur temps à cette quête de l'eau. C'est un véritable engagement. Pour sillonner le monde à bord de leurs deux side-cars, ils ont vécu longtemps avec le RMI. Aujourd'hui, ils commencent à en vivre en mettant leur savoir au service des entreprises. 

aller directement au contenu