Un vol Air France interrompu... pour respecter le quota d'heures du pilote

par Grégoire Lecalot lundi 23 février 2015 11:22, mis à jour le lundi 23 février 2015 à 11h55
L\\\'appareil qui devait ralier Paris s\\\'est finalement posé à Manchester pour éviter de dépasser le quota d\\\'heure d\\\'un pilote © Maxppp
L'appareil qui devait ralier Paris s'est finalement posé à Manchester pour éviter de dépasser le quota d'heure d'un pilote © Maxppp

Un vol Air France entre New York et Paris s'est finalement posé à Manchester, en Grande-Bretagne, pour pouvoir respecter de "quota d'heures" d'un des pilotes. Les 400 passagers qui ont déjà subi un retard de six heures au départ ont dû encore attendre jusqu'à 12 heures pour arriver à Paris.

Il avait assez volé. Le vol Air France 007 New York-Paris de ce dimanche s'est finalement transformé en New York-Manchester, pour éviter que l'un des pilotes ne dépasse son "quota d'heures". Pour un Airbus A380, la distance entre Manchester et Paris est pourtant vite franchie et venant de New York, l'appareil avait donc effectué l'essentiel du trajet. Mais il n'a pas pu voler plus loin.

12 heures de retard pour éviter 20 minutes de dépassement

Pour les 400 passagers, dont le député UMP Bruno Le Maire, qui revenait des Etats-Unis où il a rencontré le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, la consternation a été d'autant plus grande que l'avion a déjà essuyé six heures de retard au départ à cause de la tempête de neige qui s'est abattue sur l'aéroport John F. Kennedy. Embarqués dans l'avion à 20h, ils n'ont décollé qu'à une heure du matin.

Vol Air France interrompu pour respecter le quota d'heure des pilotes : le témoignage de Bruno Coindre, l'un des 400 passagers
Cette interruption du vol n'est pas un arrêt de confort, assure Emmanuel Mistrali, porte-parole du syndicat national des pilotes de ligne à Air France

Ensuite, un changement de plan de vol a conduit la durée totale du vol à dépasser un quota normal. La règlementation internationale du transport aérien ne permettait donc pas d'aller jusqu'à Paris, a-t-on expliqué aux passagers. Il manquait... 20 minutes. Et ces 20 minutes ont, à leur tour, provoqué à nouveau des heures de retard, car une fois l'avion posé à Manchester, il a tout de même fallu acheminer les passagers jusqu'à Roissy. Certains ont ainsi mis jusqu'à 12 heures pour arriver à destination.

L'arrêt du vol était obligatoire, assure Paul Thévenon-Rousseau, porte-parole d'Air France pour la Direction des opérations