Colmar : 60 faucheurs de vignes OGM en procès

par mardi 18 mars 2014 23:31, mis à jour le mercredi 19 mars 2014 à 05h00
Maxppp

La cour d'appel de Colmar juge à partir de ce mercredi, et pendant deux jours, 60 faucheurs volontaires de vignes génétiquement modifiées. Ils avaient détruit ces plants en août 2010, à l'Institut national de recherche agronomique de Colmar. La plupart avaient été condamnés à deux mois de prison avec sursis lors du premier procès. Ils veulent poursuivre le combat.

Les faits remontent au 15 août 2010. Ce jour-là, des dizaines de faucheurs volontaires, opposants farouches aux OGM, se donnent rendez-vous dans les plantations de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) de Colmar (Haut-Rhin). Les militants vont détruitre méthodiquement près de 70 plants de vigne transgénique, résistante à une maladie du cep, le court noué. En première instance, la plupart d'entre eux ont écopé de peines de deux mois de prison avec sursis, et des amendes dont le total dépasse les 60.000 euros.

Quatre ans après les faits, un collectif de soutien porte leur cause. Une pétition rassemblant à ce jour un peu plus de 1.000 signatures circule sur Internet. Les faucheurs ont décidé d'interjeter appel, au pénal, pour remettre les OGM au centre du débat. Un procès comme une tribune pour des idées, explique Jean-Pierre Frick, le porte-parole des faucheurs.

Jean-Pierre Frick : "L'utilisation des OGM ne fait qu'augmenter l'utilisation des pesticides sur la planète"  (00:00:53)