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La SNCF lance sa propre offre d'autocars

le Mercredi 4 Juillet 2012 à 14:42
Par Julien Baldacchino

Les bus de la SNCF, pour 33 à 49 euros, relieront Paris à Londres en 8h30 ou à Amsterdam en 6h50 Richard Place 

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iDBUS, c'est le nom de ce nouveau service de la compagnie de chemins de fer. Les premières liaisons avec des villes d'Europe du Nord seront lancées le 23 juillet.

En juillet, le site internet proposera une partie des billets pour un prix de lancement à partir de 5 euros © (Capture d'écran)

Pousser les automobilistes à préférer l'autocar : voilà le nouveau pari de la SNCF. Avec la présentation ce matin de son offre iDBUS, la compagnie de chemins de fer lance un appel du pied aux utilisateurs de la voiture. "Un bus de 48 personnes équivaut à une vingtaine de voitures", explique Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages.

La compagnie se lance dans un marché en reprise de vitesse depuis quelques mois : le leader européen, Eurolines, transporte 3.5 millions de passagers par an sur 600 destinations.

Le Wi-Fi dans les bus

Pour attirer les clients, l'entreprise mise aussi sur une offre aux prix agressifs : 49 euros pour un Paris-Londres. Un "prix permanent" qui, contrairement aux tarifs ferroviaires, ne changera pas de l'ouverture des ventes au départ du bus. iDBUS promet également que ses véhicules seront dotés de nombreux équipements de confort : places plus spacieuses, prises électriques et Wi-Fi à bord, et écrans d'information actualisés en temps réel.

Trois destinations seront proposées au lancement du service : Bruxelles, Amsterdam et Londres, au départ de Paris ou Lille. Les premières liaisons sont prévues le 23 juillet, quatre jours avant le début des Jeux Olympiques de Londres.

Méfiance des syndicats et des usagers

Mais pour la CGT-Cheminots, cette offre "creuse le fossé entre les voyageurs aisés capables de s'offrir la grande vitesse et les plus modestes qui n'ont accès qu'à un transport lent et soumis aux aléas de la route". Et selon le président de la Fnaut (la principale fédération des usagers des transports) Jean Sivardière, qui répondait à l'AFP, "il y a un risque de voir certaines lignes de trains disparaître au profit du bus dont l'exploitation pourra apparaître moins cher". Des prémices possibles de l'ouverture annoncée à la concurrence du transport domestique de voyageurs.

Par Julien Baldacchino
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