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Quand le froid perturbe le trafic routier : les moyens mis en oeuvre

le Samedi 11 Février 2012 à 06:20
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Pour la deuxième semaine consécutive, la neige tombe sur de nombreux départements français, ce qui peut perturber les moyens de transport. Il y a des conséquences sur le trafic aérien et ferroviaire, mais aussi sur le réseau routier et autoroutier.

Deneigement dans les Ardennes © CG08

La voiture, surtout en période de froid est le maillon faible de la sécurité, surtout pour les conducteurs peu habitués. "Dans les départements où la neige est fréquente, les automobilistes prennent leurs précautions. Mais là où il y a généralement assez peu de neige ou de forts trafics, on a plus de problèmes", explique Véronique Mayousse,  responsable du réseau national au ministère des Transports.

Chaque hiver est mis en place un dispositif de "viabilité hivernale" avec d'importants moyens matériels et humains. Le réseau routier français totalise plus d’un million de kilomètres dont 20.000 kilomètres de routes nationales et d’autoroutes. Et chaque collectivité à sa part de responsabilité. Les départements ont la charge des routes départementales, les communes s'occupent des voies communales et l'État est responsable du réseau national.

Cela demande beaucoup d'efforts. Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes se rendent disponibles 24h/24 pour racler la neige ou prévenir le gel par du salage. Par ailleurs, des plans intempéries sont coordonnés par les préfets avec des mesures qui peuvent aller jusqu’à l’interdiction de circuler, notamment pour les poids lourds qui risqueraient de bloquer la circulation. Quant au traitement par le sel, notamment pour retarder le verglas, cela n’est pas toujours possible. Le sel n'est plus efficace en dessous de - 15 degrés.

Jusqu’à un million et demi de tonnes de sel sont dispersés sur le territoire chaque année, ce qui est dommageable pour la biodiversité et les nappes phréatiques. Entre rouler et polluer il faut quelquefois choisir même si des efforts sont faits pour limiter les dégâts. Alors un inventeur français, parfumeur de son état, a presque par hasard, trouvé une formule plus écologique.

"Nous recherchions une molécule capable d'absorber du concentré de parfum et de le rediffuser de manière très lente, raconte Florent Théotiste, qui travaille en Suisse. Nous savions que la pulpe de raisin correspondait bien. J'y ai ajouté de la saumure de sel : l'expérience a été concluante."

Cette formule secrète, du nom de SnowFree, respecte les sols, récupère les déchets des viticulteurs et évite d’importer en France d’énormes quantités de sels. Un salage qui coûte d'ailleurs 100 millions d'euros par an (personnel compris).

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