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La voiture verte

le Dimanche 15 Janvier 2012 à 06:19
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Cette année, c’est sûr, on va rouler sous le signe de la voiture verte. Toutes les communications marketing des constructeurs vont dans le sens de la voiture verte et vertueuse. La puissance, la vitesse, le luxe même, c’est passé de mode.

Désormais, il faut rouler propre. Fort bien, mais quel rapport entre une Porsche Panamera hybride de 110.000 € et 169 g de CO2 et une Renault Zoé tout électrique de 15.000 € et 0 g de CO2 ?

Peu importe, cette année, une déferlante d’hybrides arrivent sur le marché. La Toyota Prius rechargeable, vous pouvez dire "plug in" si vous voulez paraître branché, dont l’autonomie en tout électrique va passer à 25 km.
La Volvo V60 annonce 50 km de rayon d’action avec ses seules batteries.
La Chevrolet Volt déclinée en Opel Ampera utilise un petit groupe électrogène pour recharger les batteries après 80 km. Résultat 27 g de CO2 au km.

Quant aux français de PSA-Peugeot-Citroën, ils continuent sur l’hybride-diesel. Après la 3008 et la C5, c’est au tour de la 508 cette année.

L’autre constructeur tricolore, Renault persiste et signe dans le tout électrique. Le Kangoo Zéro Emission est déjà un succès puisque les sociétés publiques en ont acheté plus de 12.000 d’un coup en France. La Fluence ZE fait un flop même si nombreux sont ceux qui demandent à l’essayer dans les concessions Renault.

D’ailleurs, si on lit de près le rapport très complet établi par l’observatoire Cetelem sur la voiture électrique et les Européens, on se rend compte que le courant passe. Que 71% des personnes interrogées sont intéressées par le véhicule électrique, que 57% seraient même prêt à en acheter un mais à condition de ne pas le payer plus cher. Et qu’il ait au moins 250 km d’autonomie. Ce qui est assez loin des réalités actuelles.

Quant aux émissions de CO2 produites par les centrales thermiques qui génèrent de l’électricité, on peut certes les prendre en compte. Mais le plus important, c’est qu’une voiture électrique n’émet aucun polluant comme les particules fines ou les oxyde d’azote là où elle passe. Or c’est justement ce que prennent en compte les Américains, les Allemands et les Japonais. Autrement dit les pays des principaux constructeurs automobiles dans le monde. Cherchez l’erreur.

Enfin, coté portefeuille, sachez qu’il est encore possible de trouver du carburant à moins de 1 € le litre. Du GPL bien sûr, il est à 80 centimes. Mais aussi le bon vieux bioéthanol, le carburant vert issu de l’agriculture. Le Super E85 est toujours dans certaines stations service. Mais pour cela il faut avoir une voiture flexfuel, qui s’adapte au carburant. Avantage, elle est sans malus jusqu’à 250 g de CO2 rejeté. Au fait, où est la cohérence de la politique énergétique dans cette histoire ?

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