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US Open (H) : Murray, enfin !

le Mardi 11 Septembre 2012 à 03:04
Par media365.fr

Après quatre échecs en finale, Andy Murray a remporté le premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière, en battant Novak Djokovic en finale de l'US Open, après un match magnifique. L'Ecossais s'impose 7-6, 7-5, 2-6, 3-6, 6-2 et devient le premier Britannique depuis Fred Perry en 1936 à remporter un tournoi majeur.

Andy Murray ne restera donc pas à tout jamais le meilleur joueur de l’histoire à n’avoir pas remporté un tournoi du Grand Chelem. L’Ecossais est enfin rentré dans la court des Grands, lundi, à 25 ans, en remportant l’US Open face au tenant du titre Novak Djokovic (7-6, 7-5, 2-6, 3-6, 6-2), au terme d’une finale qui restera dans les annales, même si, pour une minute, elle ne sera pas la plus longue de l’histoire à New York (4h54'). Pour la première fois depuis 1936 et Fred Perry, un Britannique s’impose dans un tournoi du Grand Chelem. Une libération pour le protégé d’Ivan Lendl, qui disputait sa cinquième finale dans un tournoi majeur et commençait à être moqué pour ses échecs successifs. En 2012, le Big Four aura donc plus que jamais été un carré magique : chacun a remporté un tournoi du Grand Chelem cette année (Djokovic à Melbourne, Nadal à Roland-Garros, Federer à Wimbledon et donc Murray à Flushing Meadows). C’est même la première fois depuis 2003 (Agassi, Ferrero, Federer, Roddick) que les quatre Majeurs sont remportés par quatre joueurs différents. Mais Murray a eu droit à la cerise sur le gâteau avec sa belle victoire aux JO de Londres. Ce sacre sur le gazon londonien a peut-être été le déclic que l’Ecossais attendait depuis si longtemps. L’avenir le dira… Cinq semaines après son triomphe londonien, Murray se retrouvait pour la deuxième fois en finale à New York. Pour la cinquième année d’affilée, ce match tant attendu se disputait un lundi, à 16h, mais cela n’empêchait pas le Arthur Ashe Stadium d’être rempli. Mais un invité surprise était présent dès l’entrée des joueurs sur le court : le vent, qui avait fait tant de misères samedi à Novak Djokovic. A l’instar de son premier set complètement raté face à Ferrer, le Serbe passait au travers de son début de match, se faisant breaker blanc d’entrée. Mais il prenait la mise en jeu de l’Ecossais dans la foulée, le vent perturbant énormément les serveurs. Le Serbe sauvait d’ailleurs quatre balles de break dans le jeu suivant, mais finissait par enfin gagner son service. Pourtant, le n°2 mondial devait s’incliner ensuite, après deux double-fautes, pour se retrouver mené 3-2 puis 4-2 après un échange incroyable de 54 coups ! Mais les serveurs n’étant vraiment pas dans un grand soir (68% pour Murray, 59 pour Djokovic dans le 1er set), le tenant du titre, n’hésitant pas à monter au filet, débreakait à nouveau. 4-4, puis rapidement 6-6 au tableau d’affichage. Le jeu décisif était d’une intensité rare, les deux joueurs se « mini-breakant » tour à tour. Andy Murray se procurait cinq balles de set, magnifiquement sauvées, mais la sixième était la bonne, et l’Ecossais empochait le set, par 12 points à 10 et 1h27' de jeu. Sur sa lancée, et sous les yeux de son compatriote Sean Connery, Murray réalisait un début de deuxième manche quasi-parfait, menant rapidement 4-0, face à un Djokovic méconnaissable, qui accumulait les fautes directes (11 contre 1 à ce moment du set). Mais le champion olympique perdait soudainement le fil de son tennis et offrait un premier débreak au Serbe, qui n’en demandait pas tant. A 5-3, Murray servait pour le set et réalisait un nouveau jeu catastrophique pour se faire débreaker une deuxième fois. A 6-5, l’Ecossais défendait magnifiquement sur le jeu de service du Serbe, et remportait le deuxième set en 59 minutes. Le trophée était presque dans ses bras. Mais Novak Djokovic n’a pas été n°1 mondial et invincible pendant des mois l’an passé pour rien. Excellent en retour et profitant de la baisse d’intensité du vent, il breakait Murray dès le troisième jeu. Le show Djokovic débutait enfin, avec des volées, des amorties, et de nombreux rallyes remportés, pour le plus grand plaisir du public. Murray se procurait pourtant deux balles de débreak pour revenir à 3-3. Mais avec deux excellents services, le Serbe les sauvait. Déconcerté par cet échec, Murray laissait filer la manche et s’inclinait 6-2. A l’instar de son adversaire entre le premier et le deuxième set, Novak Djokovic poursuivait sur sa lancée entre le troisième et le quatrième et breakait d’entrée pour mener 2-0. Infranchissable au filet, il se procurait dans la foulée une balle de 3-0, sauvée par un bon service écossais. Sur chaque jeu de service du Serbe, Murray n’était pas ridicule mais ne se procurait qu’une seule balle de break. Les deux joueurs semblaient enfin au même niveau en même temps et offraient quelques points merveilleux. C’est Djokovic qui prenait son destin en main, en breakant une nouvelle fois, à 5-3. Pour la huitième fois de l’ère Open, la finale de l’US Open allait donc se jouer en cinq sets… Et cette manche décisive débutait de la meilleure des façons pour Murray, qui prenait d’entrée le service de son adversaire, mais restait d’un calme olympien, car le chemin était encore long. Cependant, le calme était de courté durée. Sur le jeu suivant, très compliqué, le futur n°3 mondial explosait de joie après un nouvel échange interminable gagné suite à une faute du Serbe. Et la joie devenait encore plus intense avec le double break réussi dans la foulée. A 3-0, l’affaire semblait entendue. Mais une fois de plus, Djokovic allait prouver qu’il était un formidable combattant. Frappant tout à coup beaucoup plus fort dans la balle, il refaisait l’un des ses breaks de retard. Murray restait pourtant serein sur ses jeux de service et conservait précieusement son avantage. A 4-2, « Nole » servait pour rester dans le match mais, cuit physiquement, se ratait complètement. Murray allait donc servir pour le match et la deuxième balle de sacre était la bonne. Sans larmes, comme ce fut le cas aux JO, mais en se prenant la tête à deux mains pour tenter de réaliser ce qui lui arrivait, il venait de rentrer dans le cercle très prisé des vainqueurs de Grand Chelem. Cette fois, c’est sûr, il fait partie du Big Four et cette victoire pourrait en appeler d’autres.
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