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Une judoka saoudienne autorisée à porter le foulard sur le tatami

le Mardi 31 Juillet 2012 à 12:27 mis à jour à 13:45
Par Céline Asselot

Pour la première fois, les Jeux Olympiques accueillent deux sportives venues d'Arabie Saoudite. L'une d'elles, judoka, refuse de prendre part aux compétitions sans son voile islamique. Après un refus initial des organisateurs, un accord a été trouvé : l'athlète pourra porter son foulard.

"Toutes les parties sont tombées d'accord cet après-midi sur
la question du foulard et elle participera".
Razab Bakar, porte-parole du Comité olympique saoudien, se félicite de la décision prise par les organisateurs des JO. "Un accord est intervenu sur la forme que prendra ce foulard et notre judoka sera présente en le portant de la manière convenue".

Le Comité international olympique confirme cet accord, trouvé par la Fédération internationale de judo et le Comité olympique saoudien : la jeune femme sera autorisée "à couvrir sa tête de quelque chose qui ne compromettra pas sa sécurité et à quoi ils ont recours dans les compétitions en Asie", précise le CIO.
Ce sera une première. Mais qui devrait faire jurisprudence, parmi les athlètes musulmanes.

Dans un premier temps, la fédération avait refusé que Wodjan Ali Seraj Abdoulrahim Chaherkani porte le hijab. Devant les protestations de la délégation saoudienne, les autorités ont finalement cherché un compromis pour que la judoka de 18 ans puisse concourir comme prévu dans la catégorie des plus de 78 kg.

Il faut dire que c'est la première fois que le très conservateur royaume saoudien autorise des femmes à participer aux JO. Les dignitaires religieux saoudiens s'opposent habituellement à ce que les femmes pratiquent le sport, considérant cette activité "contre-nature". La présence des deux athlètes à Londres avait donc été perçue comme un progrès pour les droits des femmes.

Pour autoriser cette première historique, le prince Nawaf ben Fayçal,
responsable du sport dans le pays, avait exigé le port d'une tenue islamique, la présence d'un parent proche et la non-mixité.

Une judoka saoudienne autorisée à porter le foulard - la décision étonne l'ancienne championne olympique Marie-Claire Restoux  

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Par Céline Asselot
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