Roland-Garros : Tsonga, la métamorphose

par Fabrice Abgrall jeudi 4 juin 2015 21:54, mis à jour le vendredi 5 juin 2015 à 05h00
Jo-Wilfried Tsonga tentera à partir de 13h ce vendredi de se qualifier pour sa première finale à Roland-Garros
Jo-Wilfried Tsonga tentera à partir de 13h ce vendredi de se qualifier pour sa première finale à Roland-Garros © MaxPPP

Jo-Wilfried Tsonga affronte le Suisse Stan Wawrinka ce vendredi en demi-finale de Roland-Garros. Après 2013, c'est la deuxième fois que le Manceau atteint ce stade de la compétition. Depuis le début du tournoi, Tsonga affiche un visage différent, plus serein et surtout il semble imperméable à toute pression.

A 30 ans, Jo-Wilfried Tsonga atteint peut-être l'âge de la maturité. Pour la deuxième fois de sa carrière il va disputer une demi-finale à Roland-Garros. A partir de 13h ce vendredi, il affronte Stanislas Wawrinka pour tenter de disputer, dimanche, sa première finale sur la terre battue parisienne.

"Ne pas refaire les mêmes erreurs"

Lors de sa première demi-finale à Roland-Garros, en 2013, Tsonga s'était incliné face à l'Espagnol David Ferrer. Une expérience douloureuse qui pourrait lui servir au moment d'en découdre avec le Suisse ce vendredi. "Il aura davantage de repères et surtout, il ne fera pas les mêmes erreurs," estime Thierry Ascione, l'entraîneur de Tsonga.

"Pas d'esprit de revanche"

Face au numéro 8 mondial, Tsonga ne part pas favori. Il y a sept mois, le Manceau s'était incliné face au Suisse en finale de la Coupe Davis. Blessé au bras, le Manceau n'avait pas pu défendre ses chances. Mais "il n'est pas dans un esprit de revanche" assure son entraîneur. 

Tsonga pratique la sophrologie

Depuis le début du tournoi, Tsonga affiche un visage différent des années précédentes. Plus serein, il semble imperméable à la pression. Le Manceau pratique la sophrologie pour harmoniser son corps et son esprit et surtout, pour chasser ses peurs et son stress. "Il s'est remis en question et surtout il s'est recentré sur lui-même," explique Nicolas Escudé, un de ses conseillers, qui ajoute : "avant, il avait tendance à se disperser sur le terrain. Depuis le début de cette quinzaine, il a l'air d'avoir compris pas mal de choses et c'est assez remarquable."

Tsonga, la métamorphose : le reportage de Fabrice Abgrall

Des quatre joueurs encore en lice à Roland-Garros, le Manceau est le seul à n'avoir jamais remporter un tournoi du Grand Chelem. L'autre demi-finale opposera ce vendredi le numéro 1 mondial Novak Djokovik au numéro 3 mondial Andy Murray. Quelques soient les résultats de ces deux rencontres, l'affiche de la finale sera inédite.