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Murray et Federer ont rendez-vous avec l'Histoire en finale à Wimbeldon

le Dimanche 8 Juillet 2012 à 09:45
Par Pierre Breteau

Deux ans et demi après leur deuxième finale de Grand Chelem en Australie, les numéros trois et quatre mondiaux se retrouvent pour un match inédit à Wimbledon. Le Britannique n'avait jamais atteint ce niveau de la compétition.

Roger Federer s'apprête à jouer sa 24e finale de Grand Chelem, sa huitième sur le gazon anglais, rien de moins. Le numéro trois mondial est détendu, alors même qu'il pourrait retrouver son ancienne place de numéro un :

"Je ne suis jamais passé à côté d'une finale ici. La seule que j'ai perdue s'est finie sur le score de 9-7 au cinquième set."

Il y aurait pourtant de quoi, car deux records qui renforceraient sa réputation de plus grand joueur de l'histoire seront à portée de sa raquette. D'abord celui des victoires à Wimbledon et celui du nombre de semaines passées à la tête du classement mondial, tous deux détenus par Pete Sampras avec 7 et 286.

S'il l'emporte, le Suisse récupèrera en effet la première place à l'ATP, deux ans après l'avoir cédée à Rafael Nadal, lui-même dépossédé par Novak Djokovic en 2011 lors de son succès à Wimbledon. Il deviendrait alors le deuxième numéro un le plus âgé de l'histoire, à près de 31 ans, derrière Andre Agassi.

Pour Murray, il s'agira de mettre fin à l'interminable attente des Britanniques, dont seuls les plus anciens peuvent garder un souvenir du succès de Fred Perry à Wimbledon il y a 76 ans.

Murray sous pression

Ce sera le problème majeur du premier finaliste britannique depuis 1938, certainement pas aussi solide mentalement que son adversaire et qui devra pourtant résister à une pression formidable dans un pays désireux de retrouver les premiers rôles dans un sport qu'il a inventé.

Le drapeau écossais sera ainsi hissé dimanche au mât de Downing Street, la résidence du Premier ministre, à côté de l'Union Jack. L'autre difficulté, c'est qu'il est pratiquement impossible de battre Federer dans une finale majeure si on ne s'appelle pas Rafael Nadal. Le Suisse a certes perdu sept fois sur 23, mais face à deux joueurs seulement : l'Espagnol à six reprises, dont une à Wimbledon en 2008, et l'Argentin Juan Martin Del Potro à l'US Open 2009.

Même si l'on écarte l'hypothèse, redoutée par les Britanniques, d'un effondrement mental de leur champion, Federer reste le grand favori de la finale, d'un point de vue tennistique, particulièrement avec sa réussite cette saison.

 

Par Pierre Breteau
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Rose Humphrey (anonyme),
"Pour Murray, il s'agira de mettre fin à l'interminable attente des Britanniques, dont seuls les plus anciens peuvent garder un souvenir du succès de Fred Perry à Wimbledon il y a 76 ans." Euh, non. Deux: mots: Virginia Wade. En 1976 si je ne m'abuse. Soit vous devez arrêter de lire le Mail On Sunday, soit vous considérez que les femmes ne comptent pas!
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