Mondial 2022 au Qatar : "La date qui convient c'est la fin de l'année" (Blatter)

EXCLUSIF par Rédaction de France Info lundi 20 octobre 2014 19:57, mis à jour le lundi 20 octobre 2014 à 21h40
Joseph Blatter, président de la Fifa
Joseph Blatter, président de la Fifa © REUTERS / Arnd Wiegmann

"On ne peut pas jouer en été", constate Joseph Blatter, le président de la Fifa. La Coupe du monde de football 2022 se tiendra donc au Qatar en novembre-décembre, confirme-t-il. "Pour moi c'est la meilleure solution".

Le constat est simple : "On ne peut pas jouer en été. On peut baisser la température dans les stades, mais on ne peut pas mettre tout le pays sous un toit... Il faut trouver la solution", dit Joseph Blatter, le président de la Fifa. Car en été les températures flirtent allègrement avec les 50 degrés. Avant d'ajouter : "la date qui convient c'est la fin de l'année. Parce que jouer au début 2022 on arrive dans les Jeux olympiques d'hiver."

"On ne peut pas jouer en été. La date qui convient c'est la fin de l'année" confie Joseph Blatter à Jacques Vendroux

La Coupe du monde de football aura donc lieu, au Qatar, en novembre-décembre 2022. "Pour moi c'est la meilleure solution". Et c'est une grande première. Ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes de calendrier... "On a travaillé sur le calendrier international. Au début c'était possible, maintenant ça devient un peu plus difficile... Mais la Coupe du monde est tellement importante !"

Comment organiser les autres compétitions ?

Le changement de calendrier risque de ne pas se faire sans difficulté. Il va en effet falloir jongler avec les championnats nationaux... L'aménagement du calendrier c'est "quelque chose de lourd, qui doit être bien pensé, parce que ce n'est pas évident d'entrecouper les championnats européens avec une Coupe du Monde", indique l'ancien international français Alain Giresse. 

"C'est au milieu des compétitions nationales, des compétitions européennes, la problématique c'est qu'on sait très bien qu'après une Coupe du Monde il y a des retombées en ce qui concerne les joueurs, avec un phénomène de décompression, de relâchement, comment alors des joueurs pourraient-ils repartir pour se replonger sur ces compétitions qui seraient en cours ?" interroge également sur France Info l'actuel entraîneur du Sénégal.

Alain Giresse, ancien international et actuel entraîneur du Sénégal, n'est pas contre ce changement, mais ce sera difficile...

Quant aux soupçons de corruption sur l'attribution du Mondial au Qatar, Joseph Blatter, président de la Fifa, botte en touche : "Je ne suis pas un prophète, je ne suis pas un joueur de poker. Je ne veux pas faire de prévisions ou de suppositions. Il faut un peu calmer le jeu sur ce rapport."