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Finale : Suède - France (21-22)

le Dimanche 12 Août 2012 à 17:35
Par media365.fr

Au terme d'un match étouffant jusqu'à la dernière seconde, les Français ont réussi l'exploit de conserver leur titre olympique en dominant la Suède en finale dimanche (21-22). Plus que jamais " Experts ", les Bleus s'imposent comme l'une des plus grandes équipes de l'histoire du sport collectif.

Les Experts de retour au sommet du mont Olympe ! Portés par une excellente défense, les Français ont vaincu la Suède dimanche en finale du tournoi olympique (21-22). Au terme d’un match étouffant de la première à la dernière minute, ils ont donc réalisé un exploit unique dans l’histoire de leur sport. Jamais un pays n’avait réussi à conserver son titre et à réaliser le doublé. Déjà sacrés à Pékin, les Bleus ont donc ajouté un nouveau chapitre à leur légende. Ils s’imposent désormais comme l’une des plus grandes formations de sport collectif de tous les temps. Champions olympiques (2008), du monde (2009 et 2011), d’Europe (2010), ils auront quasiment tout gagné en l’espace de quatre ans. Seul un Euro manqué dans les grandes largeurs en janvier dernier, fini à la onzième place avec la tête déjà tournée vers cette échéance olympique. Cette contre-performance avait néanmoins ébranlé leur étiquette d’« invincibles ». Mais ils auront réussi à la remettre au goût du jour durant une quinzaine londonienne quasi parfaite.

S’ils avaient maîtrisé tous les éléments contre la Croatie vendredi (25-22), les Français ont étiré le suspense jusqu’à l’ultime seconde dimanche, comme devant les Espagnols en quarts (23-22). L’écart entre les deux équipes n’a jamais excédé trois buts mais les Bleus n’ont pas tremblé dans les moments chauds, où la pression suédoise se faisait plus intense. Forts de leur expérience, ils ont prouvé que la moyenne d'âge la plus élevée de la compétition (30 ans) n'était pas un obstacle à leur quête d'or. « Notre maîtrise et notre expérience nous ont permis de gagner ce match, a analysé Claude Onesta au micro de France Télévisions. Sûrement pas de manière brillante. Mais sur les finales, on ne cherche pas à faire du style. » Avant cette fin de rencontre à suspense, les Experts avaient globalement maîtrisé leur sujet. De retour à son meilleur niveau, comme souvent lors des grandes finales de son équipe ces dernières saisons, Michael Guigou a guidé les siens en attaque. Solide sur la ligne des 7 mètres (3/4), l’ailier montpelliérain a terminé meilleur marqueur de sa formation, avec cinq réalisations au total. Xavier Barachet (4/5) et Jérôme Fernandez (2/3) ont eux brillé sur la base arrière au cours de la première période. Sur un nuage depuis sa performance de rêve face aux Croates, Omeyer a encore étincelé devant son but (42% d’arrêts à la pause, 34% à la fin du match). Mais les Suédois ont fait mieux que résister. Narcisse ou le retour d’« Air France » De retour au plus haut niveau après une dizaine année de disette, les Scandinaves étaient déjà assurés de rentrer avec une médaille autour du cou et n’avaient plus rien à perdre. Libérés sur le parquet, ils ont imposé le tempo dans les vingt premières minutes. Intraitables en défense, provoquant huit pertes de balle françaises, ils se lâchaient en attaque, dans le sillage de Jonas Larholm, parfait meneur de jeu (5 buts, 4 passes décisives). Symbole de la tension ambiante dans une salle acquise à la cause des Bleus, comme depuis le début de la compétition, la marque n’a pas évolué de la 25eme minute jusqu’à la pause. Les Experts comptaient alors deux buts d’avance au tableau d’affichage (8-10). Après un premier acte disputé sur un rythme piano, les débats se sont accélérés à la reprise. Les hommes d'Onesta en ont profité pour prendre les choses en main. Pour prendre le relais d’un Nikola Karabtic en échec au tir (1/5), Daniel Narcisse s’est occupé de tout. Digne de son surnom « Air France », il a retrouvé ses jambes de vingt ans pour marquer dans toutes les positions (4 buts). Il s’est aussi régalé dans l’organisation du jeu, avec trois passes décisives à son actif.

Menés de trois unités à l’entrée du dernier quart d’heure (13-16, 43eme), les Suédois ont eu le mérite de ne pas lâcher. Parfaitement maîtrisé par la défense française, à l’image d’un Bertrand Gille de gala et très actif pour accomplir les tâches de l’ombre, Kim Andresson a commencé à trouver des espaces et à mettre des buts importants (3/7). Niclas Ekberg (6/8) avait lui la clé pour tromper Omeyer. Mais au moment où les Scandinaves ont entrevu l’opportunité d’offrir à leur pays leur premier titre olympique de handball masculin, Luc Abalo (4 buts) a enterré leurs espoirs d’un dernier tir à l’aile synonyme de succès. Très critiqués depuis le début de l’année, remis en question par certains observateurs, les Français ont réussi à se remobiliser. Ils ont fait oublier leur performance catastrophique lors du dernier Euro, la plus mauvaise de leur histoire, pour revenir sur le toit du monde. « Ça fait du bien d’être arrivés au bout de cette compétition, a soufflé Onesta. On sait d’où on vient. On sait comment il a fallu s’accrocher. Il n’y a qu’à voir la joie des joueurs, malgré tout ce qu’ils ont déjà gagné. Celle-là, je suis sûr que chacun d’entre eux sait qu’elle vaut plus cher que les autres. »  Un exploit exceptionnel pour une équipe qui l’est tout autant.

Phase finale (du 08 août au 12 août)

Quarts de
finale

Mercredi 8 août 2012
Islande - Hongrie : 33-34 (ap)
France - Espagne : 23-22
Suède - Danemark : 24-22
Croatie - Tunisie : 25-23

Demi-finales
Vendredi 10 août 2012
Hongrie - Suède : 26-27
France
- Croatie : 25-22

Match pour la médaille de bronze
Dimanche 12 août 2012
Hongrie - Croatie : 26-33

Finale
Dimanche 12 août 2012
Suède - France : 21-22
Par media365.fr
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Robert (anonyme),
Bonjour, Magnifique le handball français. Je propose le nom "Les titans" pour remplacer le nom des experts. Cordialement Robert
Avatar de anonyme
DEMAILLY Philippe (anonyme),
Vôtre commentaire est très interessant, cela dit pour quelqu'un qui suit les JO en amateur, serait pas inutile de donner la disciple dans laquelle les français ont gagnés non?
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