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11 médailles françaises à Vancouver... seulement

le Dimanche 28 Février 2010 à 21:51
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Vancouver ne restera sans doute pas des annales du ski français. Les Bleus repartent avec 11 médailles - six en biathlon, trois en snowboard, une en freestyle et une en combiné nordique - mais aucune en ski, ni en sports de glace.

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Petit millésime que Vancouver 2010... Les Français repartent avec pour tout bagage, 11 médailles. Cela dit, c'est autant qu'à Salt Lake City, en 2002 - mais il y a huit ans, les Français avaient arraché quatre médailles d'or, contre deux cette année. Le président de l'olympisme français, Denis Masseglia, avait demandé à ses ouailles de revenir avec une dizaine de médailles. A ce compte, l'objectif est atteint. _ Mais de sérieuses disparités se cachent derrière les chiffres. Car le biathlon - environ 300 pratiquants en France - a rapporté six médailles à lui tout seul ! En individuel, par équipes chez les dames, les biathlètes sont montés sur le podium de six des 10 courses organisées. Avec une mention particulière à Vincent Jay, unique champion olympique du lot, Marie-Laure Brunet et Marie Dorin, tous trois double médaillés. _ Cette réussite est complétée par le titre de champion olympique décroché par Jason Lamy-Chappuis dans la discipline "cousine", le combiné nordique (saut à skis + ski de fond). Leader du classement de la Coupe du monde, Jason Lamy-Chappuis, 23 ans, a été l'un des rares favoris français à tenir son rang. Sacré champion olympique dans l'épreuve du petit tremplin, il a ensuite été desservi par les conditions météorologiques sur le grand tremplin, où il n'a pris que la 18e place. Les autres prétendants affichés à un podium se sont effondrés, notamment en freestyle. Ophélie David a été victime d'une chute, toujours possible en skicross, et n'a pas su ajouter une médaille olympique à son riche palmarès, comme Guilbaut Colas (bosses) ou Pierre Vaultier (snowboardcross). Les causes de l'échec de Brian Joubert, 16e en patinage artistique alors qu'il visait le titre, semblent plus profondes. Son manque de rigueur à l'entraînement ainsi que les choix effectués pour la préparation ont été fustigés par le président de sa fédération, Didier Gailhaguet, qui l'a traité de "mariole". Ambiance aussi au sein du couple Delobel - Schoenfelder, dont la dernière sortie internationale en danse sur glace s'est soldée par une 6e place. Sur fond de reproches adressés par Olivier Schoenfelder à sa partenaire - qui n'est pas sa compagne -, "coupable" d'être tombée enceinte 13 mois avant les Jeux. Et que dire des désillusions en ski alpin ? Hormis la 5e place de Sandrine Aubert en slalom, les 7e places de Marie Marchand-Arvier et David Poisson en descente, voire les 9e positions de Taïna Barioz en géant et de Julien Lizeroux en slalom, certains Français ont semblé se satisfaire de leur seule présence en haut des pistes de Whistler. Pour la première fois depuis 1994 à Lillehammer, le ski alpin quitte les Jeux sans aucune médaille. Le ski traditionnel, défaillant, a laissé place aux disciplines nouvelles, qui ont apporté quatre médailles: Déborah Anthonioz (argent) et Tony Ramoin (bronze) en snowboardcross, Mathieu Bozzetto (bronze) en slalom géant parallèle de snowboard, et Marion Josserand (bronze), qui en skicross, sauve le bilan du freestyle. Sans compter les athlètes qui se sont arrêtés au pied des podiums comme le patineur de vitesse Alexis Contin (4e sur 10.000 m et 6e sur 5000 m), le relais 4x10 km messieurs en ski de fond, battu d'un souffle pour la médaille de bronze. L'équipe était menée par Vincent Vittoz, 13e de l'épreuve reine du 50 km, mais également 5e sur 15 km, à quatre secondes du podium. L'écart qui sépare l'échec de la gloire est parfois ténu.
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